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Au nom des lieux

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Saint-Leu la forêt

Par le jeudi 10 novembre 2016
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Gare de Saint-Leu-La-Forêt
Gare de Saint-Leu-La-Forêt - Clicsouris Creative Commons

Nous voici ce matin dans le Val d’Oise, dans la vallée de Montmorency, au nord de Paris, à environ vingt kilomètres, à Saint-Leu-la-Forêt. Un saint semble être donc à l’origine du nom de la ville.

Nous voici ce matin dans le Val d’Oise, dans la vallée de Montmorency, au nord de Paris, à environ vingt kilomètres, à Saint-Leu-la-Forêt. Un saint semble être donc à l’origine du nom de la ville.

Précisément Sanctus Lupus, saint Leu. Le nom de cet évêque est tiré en fait du latin lupus, en français le loup, qu’en Picardie l’on prononçait le-ou, orthographié l-e-u. Saint-Loup ou Saint-Leu, c’est donc la même chose. Les Saint-Leu ne manquent d’ailleurs pas dans la région, avec par exemple Saint-Leu d’Esserent dans l’Oise. Il faut savoir que le nom loup, employé tout seul, fut souvent adopté en ancien français comme nom de baptême. Qu’un évêque s’appelle Loup ne doit donc pas étonner. Et le nom de cette ville d’environ quinze mille habitants tient justement au fait qu’on y construisit une église au XIIe siècle dédiée à saint Loup, archevêque de Sens en 609. Quant à la désignation de Saint-Leu la forêt, elle vient bien sûr du fait qu’au départ, ce n’était qu’une clairière de bûcherons. Au moment de la Révolution, Saint-Leu fut un temps appelé Claire-Fontaine, puis ce fut Saint-Leu Taverny, mais aussi en 1852, Napoléon Taverny, enfin depuis 1915, c’est définitivement Saint-Leu-la-Forêt.

Pourquoi Napoléon Taverny ? Il y a séjourné ?

Non, mais le frère de Napoléon Ier, Louis Bonaparte, père de Napoléon III, y est enterré ainsi que deux de ses fils dans l’église, reconstruite justement grâce à Napoléon III, ce qui en fait une véritable nécropole napoléonienne. Louis Bonaparte et Hortense de Beauharnais, installés à Saint-Leu depuis 1804 s’y plaisaient au point qu’en exil Hortense y devenait la comtesse de Saint-Leu. Belle saint-loupienne, elle fit honneur à la ville mais sa fidélité à Napoléon Ier lui valu l’exil en Suisse. Pas très loin des loups sans doute !