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Au nom des lieux

St Mandé
St Mandé - CC

Saint-Mandé

Diffusion du mercredi 29 mars 2017 Durée : 1min

À la frontière de Paris, mais dans le Val-de-Marne, en franchissant la porte du même nom, nous voici à Saint-Mandé, alors on imagine, que la naissance de la commune doit son nom à ce saint ?

À la frontière de Paris, mais dans le Val-de-Marne, en franchissant la porte du même nom, nous voici à Saint-Mandé, alors on imagine, que la naissance de la commune doit son nom à ce saint ?

Un saint abbé breton appelé en effet Mandé, ou plus précisément Maudez, et on se situe là au VIe siècle. C’est à une relique du saint rapportée sur le site et à la chapelle construite pour l’abriter, que l’on doit en effet le nom de Saint-Mandé, donné au hameau regroupé autour de la chapelle. En fait, après avoir évangélisé la Cornouaille britannique, ce saint s’était fixé en Bretagne où, très vénéré, on l’invoquait contre les fièvres et les serpents. Mais voici qu’au moment des invasions des vikings, ses reliques furent transportées à Paris, puis au Bois de Vincennes dans ladite chapelle. Un prieuré allait aussitôt être construit, avec un prieur qui m’est cher, puisque ce fut Furetière, auteur du premier dictionnaire français encyclopédique de notre histoire, publié en 1690. Ce qui est certain, c’est que Furetière, ne prévoyait pas que le hameau deviendrait une ville de plus de 22 000 habitants.

Eh, oui, grand lecteur de Furetière, Furetière qui du coup ne dit pas comment on appelle les habitants de Saint-Mandé ?

Des Saint-Mandéens, et si pour moi, forcément, Furetière est le plus grand Saint-Mandéen, je n’oublie pas la belle actrice, Martine Carol, et le grand, Bruno Cremer qui y vécurent sans oublier une actrice qui eut pour amour absolu Victor Hugo : on a reconnu Juliette Drouet qui y est enterrée. C’est aussi à Saint-Mandé que la fille de Hugo, Adèle, fut accueillie dans une maison de santé, où elle finit ses jours… Et c’est certain, si Furetière vivait encore, tous seraient dans son dictionnaire