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Au nom des lieux

Chevet de l'Église de Villecresne
Chevet de l'Église de Villecresne - Racinaire Wikicommons CC-BY

Villecresne

Diffusion du lundi 8 octobre 2018 Durée : 2min

En route pour une jolie commune que nous n’avions pas encore arpentée, au sud-est du Val-de-Marne, sur le plateau briard, à l’est de Brunoy et de Yerres, dans l’Essonne : il s’agit de Villecresnes, à 21 km de Paris, avec environ 10 000 habitants qu’on appelle…

Tout simplement les Villecresnois, qui habitent différents quartiers de la ville, aux noms simples, tels que par exemple Gros Bois, Gare, ou Réveillon, Réveillon c’est surprenant et délicieux, mais c’est en fait le nom du charmant ruisseau qui traverse la ville pour se jeter dans l’Yerres. De fait une référence est faite à Villecresne dès 1091, dans une donation où est évoqué la Villa Crana, ce qui signifie « le village aux huttes construites en branchages ». Villa crana se déformera ensuite pour arriver à Villecresnes. L’origine du mot ne fait pas de doute, on sait que les premières habitations furent édifiées à la lisère des bois : on a retrouvé en effet, en 1894, des armes en silex poli datant de la préhistoire. Repérons aussi que le frère de Louis XVI devint Seigneur de Villecresne, puis la commune se développera avec l’arrivée du chemin de fer de la ligne de Vincennes en 1875. S’intéresser aux personnalités qui ont marqué la commune, c’est aussi repérer quelques  personnes très connues. 

Par exemple ? 

Eh bien Pierre Vassiliu, né en 1937 et décédé à Sète en 2014, Didier Pironi, pilote de F1, mort dans une course de bateaux off shore en 1987, et du coup un gymnase et le stade de rugby portent son nom, sans oublier la comédienne Alexandra Lamy. Je suis par ailleurs admiratif du blason, superbe de la ville, avec dans un triangle rouge, pointe en bas, trois huttes gauloises qui rappellent l’existence du village gaulois initial, d’une part semé sur la droite d’abeilles d’or, évoquant le maréchal d’empire Berthier qui posséda le domaine de Gros bois, et d’autre  part, semé sur la gauche de roses, qui furent la principale culture du village. Une solide hutte, des roses et du miel, mais c’est le paradis !