C'est arrivé par hasard

Le WE à 6h50

Les premières boîtes de Bêtises.
Les premières boîtes de Bêtises. © Getty

Comment une maladresse a changé avantageusement une recette de bonbon

Diffusion du samedi 25 août 2018 Durée : 3min

20 000 habitants vivent sur les bords de l’Escaut, dans cette petite ville du Nord. Elle a longtemps été espagnole, cette ville-là, mais aujourd’hui, en 1850, on est fier d’y être français.

On y est heureux car tous les 24 du mois, il se tient une immense vente au bestiaux et un grand marché qui attire un monde fou. On y trouve de tout, sur ce marché, notamment de l’excellente andouillette du pays et des bonbons de sucre que l’on fait cuire devant les promeneurs, des bonbons qui sont découpés aux ciseaux à la demande du gourmand et vendus au kilo dans des boites en métal ou en carton.

Alors, évidemment, la veille ou l’avant-veille de ce grand marché, on s’affaire, dans les confiseries pour travailler la pâte sucrée. "Emile ! Va préparer les berlingots, veux-tu ! Et tâche de ne pas traîner, s’il te plaît". Il n’est pas commode tous les jours, le patron de la confiserie avec son jeune apprenti. Et, il faut bien se l’avouer, le jeune Emile est un peu terrorisé. Au point d’en perdre ses moyens, parce qu’au moment où il fait fondre son sucre, il fait maladroitement tomber de la menthe dans sa recette. "Mon Dieu, je vais me faire incendier !" Alors, pour camoufler sa maladresse, il se met à brasser, à fouetter vigoureusement sa pâte avant de l’étirer jusqu'à ce qu'elle blanchisse et de la façonner en forme de petits berlingots. 

Les bêtises de Cambrai - Getty
Les bêtises de Cambrai © Getty

Des petits bonbons qui ne seront pas au goût du patron mais qui marqueront l'histoire de la confiserie, comment ? la suite en activant le player de cette histoire.