Replay du mardi 26 mai 2020

Les restaurants, les cafés... Le retour ! (et c'est une belle nouvelle)

- Mis à jour le

Chaque jour, Jérôme Prod'homme nous raconte ce qu'il trouve beau ou bon en Lorraine. Aujourd'hui, il nous dit comme les restaurants lui on manqué pendant le confinement...

Le sourire de la serveuse, l'une des choses qui manquent de ne plus pouvoir aller au restaurant
Le sourire de la serveuse, l'une des choses qui manquent de ne plus pouvoir aller au restaurant © Getty - Maurice ROUGEMONT

Je vous avoue que je n’en peux plus. Plus de 2 mois que je n’ai pas pu me faire une bonne table. Enfin ! A partir du 2 juin, on peut se refaire ce beau plaisir ! 

Quand je dis une bonne table, je ne parle pas forcément d’un restaurant "corpuchic" étoilé et j’en passe. Non juste le plaisir si Français d’aller au restaurant, avec des amis pour refaire le monde et écouter leur vie qui passe. 

Ce plaisir, si Français, d'une bonne table au restaurant ...

Avec la famille pour continuer de tisser le lien universel. Et même avec les relations professionnelles, tant il est vrai qu’une bonne table c’est souvent l’endroit où on est plus naturel que derrière un bureau. C’est souvent au restaurant que les affaires se créent. Et évidemment, en amoureux, tant une bonne table quand on est deux, devient au-delà de la gastronomie, un instant précieux. Ils me manquent ces restaurants qui font aussi, à leur manière, même quand on n’a pas les moyens d’y aller, partie de cette belle toile française sur laquelle se dessine le canevas de nos vies. 

L'incroyable "goûtothèque" des chef(fe)s

"On envoie !"
"On envoie !" © Getty - Gilles BASSIGNAC /

J’ai hâte de retourner découvrir sur une carte le fruit de l’imagination et du goût de ces femmes et de ces hommes qui ont cette chance incroyable de disposer de ce que j’appelle une « goutothèque ». Une sorte de bibliothèque des saveurs. Acide, sucré, salé, croquant, mou, c’est tout le génie d’être chef que de mélanger tout ça et d’en sortir des merveilles qui font de notre pays la nation des gastronomes. Et puis ça me manque ces petites terrasses dans le cœur de nos villes et de nos villages. 

On a hâte de retrouver nos petites terrasses gourmandes

A Epinal, à Toul, à Lunéville, vittel, à Gérardmer ou encore à Nancy. Bruyantes et chaleureuses dans la rue gourmande, élégantes sur la place stanislas, gourmandes dans la vieille ville. Ca me manque de voir débouler telle serveuse ou tel serveur, l’oreille attentive au client mais l’œil aux aguets, même inconsciemment, pour profiter de ce spectacle toujours renouvelé qu’est un moment de vie quand il y a du monde autour de soi. Quand je pense aux restaurants, je pense toujours aux serveuses et serveur, parce qu’il faut des comédiens de talents pour dire le texte du créateur. Parce que servir les autres ça n’est pas être servile, c’est être généreux. 

Servir dans un restaurant c'est possible uniquement si on aime faire plaisir

Pour servir des inconnu(e)s il faut une qualité essentielle : la générosité
Pour servir des inconnu(e)s il faut une qualité essentielle : la générosité © Getty - Maurice ROUGEMONT

C’est vouloir le plaisir de la manière la plus belle qu’il soit puisque c’est vouloir le plaisir de quelqu’un qu’on ne connait pas. A tous ces restaurants, ces chefs, ce personnel du service, je dis "on arrive !". Et à nos jeunes, des lycées hôteliers, à Gérardmer, à Villers, Epinal ou Metz, je dis gardez la passion, cultivez là, et vous verrez qu’on offre un supplément d’âme à sa vie quand on à la chance de vivre plus qu’un métier. 

De vivre une vocation.