C'est beau, c'est bon, c'est en Lorraine

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Antoine Dermit
Antoine Dermit

la Lorraine c'est beau...comme le destin de Edouard Dermit

Diffusion du mercredi 2 octobre 2019 Durée : 2min

Chaque jour Jérôme Prod'homme nous raconte ce qu'il trouve beau ou bon en Lorraine, aujourd'hui il nous parle d'un destin qu'il trouve beau : celui de Antoine Dermit, mineur lorrain devenu fils spirituel de Cocteau.

La Lorraine c’est beau comme doudou. Doudou c’est le surnom que Jean Cocteau à donné à Edouard Dermit, connu dans les films comme Antoine Dermit. On l’a vu dans pas mal d’œuvres de Cocteau au début des années 50. 

Un gamin devenu mineur en Lorraine

Un garçon né en Slovénie en 1925 et qui, comme beaucoup avec lui, a suivi sa famille venue s’installer en Lorraine pour y travailler.  Chargeur au fond, dans les mines de Meuse, du côté de Bouligny, c’est une véritable œuvre d’art que la beauté de ce garçon qui monte à Paris et qui y devient jardinier. C’est dans une librairie qu’il rencontre Cocteau qui tombe amoureux de lui. 

D'abord amour de Coteau

Amoureux au départ, mais bien vite c’est une belle relation de tendresse qui lie les deux hommes. Édouard, devenu Antoine, devient comédien. Il tourne dans Orphée, ou les  enfants terribles, et bien vite c’est lui qui veille sur Cocteau. A tel point qu’il en devient le fils spirituel et du coup, son légataire universel, à la mort du poète cinéaste, le même jour que la Môme Piaf en 1963. Édouard, c’est donc doudou, tant il est réputé pour la  gentillesse de son caractère et sa disponibilité quand on a besoin de  lui. Et doudou veille sur l’héritage de Cocteau, notamment son héritage artistique. 

Dermit et Cocteau - Aucun(e)
Dermit et Cocteau

Puis son héritier

Et il n’oublie pas la Lorraine qui lui a permis de commencer une nouvelle vie en France quand il était enfant, même s’il faut bien  reconnaître, dans la mine, c’était une nouvelle vie bien rude. Doudou a donc veillé personnellement à ce qu’on termine les magnifiques vitraux que Cocteau avait imaginé pour Saint-Maximin à Metz, et qu’on peut  toujours voir de nos jours. Marié, il a eu deux enfants. Il a continué sa propre œuvre, lui qui était si doué de ses mains, notamment pour la peinture. Une œuvre qui se regarde toujours avec plaisir. Édouard Dermit aura brillé pour trois beauté. Son corps, magnifique, son esprit, généreux, et son art, étonnant. Et c’est chez nous en Lorraine que cette triple beauté a fait connaissance avec la France.