C'est beau, c'est bon, c'est en Lorraine

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le label Vosges terre textile
le label Vosges terre textile

La Lorraine c'est beau...comme le textile vosgien

Diffusion du mercredi 13 novembre 2019 Durée : 3min

Chaque jour Jérôme Prod'homme nous raconte ce qu'il trouve beau ou bon en Lorraine. Aujourd'hui, il nous parle du textile, ce beau savoir faire vosgien...

La Lorraine c’est aussi la terre du textile. Avec le nord, mais quand  même. Soyons chauvins. Et d’ailleurs, pour la Lorraine c’est plutôt sur  le massif des Vosges qu’on trouve l’industrie textile. 

Très ancien savoir-faire

Il faut dire que  ça s’explique. La Lorraine et ses montagnes ont longtemps été des  terres de moutons. Et qui dit moutons dit laine et qui dit laine dit  filatures. On en trouve mention dès le Moyen Age, et nos ducs de  Lorraine s’offraient deux ou trois bijoux par an rien que grâce à la  laine Lorraine. On file aussi beaucoup dans les maisons, en hiver, et on  vend le boulot fait au printemps. . A Gérardmer on fait dans  l’originalité, on est plutôt spécialisé dans le lin et les fameuses  toiles de lins, qui sont nommées toiles des Vosges tant le coup de main  et la solidité sont légendaires depuis plus de 2 siècles. Mais la  révolution c’est le coton qui l’a amenée. Étonnant d’un sens puisque le  coton ne pousse pas chez nous, mais à l’autre bout du monde, mais nous  avions d’autres atouts. D’abord par les fleuves on n’est pas si loin de  la mer, et jusqu’au XIXe c’était bien plus rapide de livrer par bateau.  D’ailleurs dans l’autre sens on roulait nos billots de bois sur le  fleuve Moselle pour l’amener aux ports hollandais, et de là aux anglais.  Quand on y pense, pas mal des bateaux de trafalgar qui ont battu  Napoléon étaient vosgiens du sol au plafond, mais bref. Donc le coton.  

Grâce à l'eau...

Et beaucoup d’eau pour préparer ce coton notamment la force hydraulique.  Ce qui tombe bien dans les Vosges le département aux multiples cours  d’eau. La toute première manufacture textile lorraine nait à Épinal en  1756. Et elle fera beaucoup d’émules. Au XIXe siècle on compte 28  filatures et 72 points de tissages, soit plus ce 15 000 ouvriers. Et ça va continuer à grossir avec la guerre de 1870 qui voit débouler en  Lorraine restée française les industriels alsaciens qui ont préféré  quitter l’Alsace pour rester Français. L’âge d’or continue jusqu’en  1951, l’année qui voit le textile décliner. On se souvient des années  noires, les années 70, 80. Et pourtant, le textile n’est pas mort. Loin  de là. 

En pleine renaissance

Les entreprises qui ont tenu face à la grande tempête, repartent  de plus belle. On en voit même de nouvelles naître. On s’étonne devant  l’innovation dont sont capables nos usines, notamment en terme de  couleurs ou de tendance. Et on se rassure sur nos fondamentaux quand on  voit la solidité de ce qui est fabriqué. Une solidité qui taille des  croupières aux usines chinoises qui produisent parfois plus vite mais  surtout beaucoup moins bien. Le solide. Le « d’ici » c’est l’avenir.  Consommer mieux pour jeter moins. Consommer solide et avoir une belle  histoire à raconter. C’est tout ce que savent faire ces entreprises et  leurs ouvriers. Du coup moi quand je peux je choisi leur label « Vosges  terre textile ». 

Ca donne du boulot. Et je m’offre du beau.