C'est beau, c'est bon, c'est en Lorraine

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des cahiers qui ont traversé toutes les générations
des cahiers qui ont traversé toutes les générations © Getty

C'est beau... comme les cahier Clairfontaine

Diffusion du mercredi 27 novembre 2019 Durée : 2min

Chaque jour Jérôme nous raconte ce qu'il trouve beau ou bon en Lorraine. Aujourd'hui, il nous parle des célèbres cahiers Clairfontaine fabriqués chez, dans les Vosges, à Etival Clairfontaine

La Lorraine, c’est beau comme un cahier d’écolier. 

ce beau cahier neuf qui fait le bonheur des écoliers

Ce cahier qu’on a tous connu, avec son odeur. Tout neuf, à tel point  que moi perso j’avais du mal à m’en servir au départ, pour ne pas  l’abimer. Un cahier neuf qu’on attaquait le cœur gonflé d’envie de bien  écrire, bien dessiner bref de bien faire, et qui finissait l’année  complètement rempli de dessin, d’exercices, d’erreurs et de réussite, un  peu comme l’est une vie. Ça doit être pour ça, d’ailleurs, que quand on  passe à autre chose, on dit ouvrir une nouvelle page. Peut être bien  que cette page ça n’est pas celle d’un livre mais plutôt celle d’un  cahier d’écolier. Bref. Et où croyez vous qu’on fasse les plus beaux  cahiers d’écoliers ? Bah chez nous ! En Lorraine. Dans les Vosges. Vous  connaissez Etival Clairfontaine. L’église au haut clocher, qui fut une  belle abbaye, les écrevisses dans la rivière et… les cahiers  Clairfontaine. Les meilleurs du monde franchement non ?

5 siècles de papeterie à Etival

l faut dire que l’endroit est dédié au papier depuis plus de 5  siècles. En 1512 on trouvait déjà le moulin à papier de la rivière  Valdange, qui se jette dans la Meurthe. Du bois tout autour. Les  ingrédients sont réunis pour faire du papier. C’est l’endroit que choisi  un mosellan nommé Jean Baptiste Bichelberger pour créer sa boite en  1858 et pour lancer son tout nouveau procédé de création de papier en  continu. Développée par les descendants du fondateur, les papeteries  emploient plus de 1000 personnes à la veille de la Grande Guerre. Le  front n’étant pas très loin, l’entreprise ne tourne plus pendant 5 ans,  avant de renaître, comme la Lorraine, en 1919. Dans les années 50, l’un  des descendants de Monsieur Bichelberger lance les "exacompta" pour  aider les comptables, et surtout les fameux cahiers d’écoliers  Clairfontaine. C’est en 1951 que la marque prend le logo avec la femme  qui fait couler de l’eau.
Des générations d’écoliers, dont je suis, ont écrit leurs premiers  mots sur ces cahiers nés chez nous, de l’art de bien faire de nos  ouvriers lorrains. Et ça c’est beau !