C'est beau, c'est bon, c'est en Lorraine

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Ulysse et son joli cahier d'anthropologue en herbe
Ulysse et son joli cahier d'anthropologue en herbe © Radio France - Pia Clemens

C'est beau et c'est fait en Lorraine ... les cahiers Clairfontaine

Diffusion du mardi 17 septembre 2019 Durée : 2min

Chaque jour, Jérôme nous trouve quelque chose de beau ou de bon qui nous fait nous réjouir de vivre en Lorraine. Aujourd'hui, il est retombé en enfance, sur les bancs de l'école, avec son cahier Clairfontaine... Fabriqué en Lorraine.

La Lorraine, c’est beau comme un cahier d’écolier. 

Ce cahier qu’on a tous connu, avec son odeur. Tout neuf, à tel point que moi perso j’avais du mal à m’en servir au départ, pour ne pas l’abimer. Un cahier neuf qu’on attaquait le cœur gonflé d’envie de bien écrire, bien dessiner bref de bien faire, et qui finissait l’année complètement rempli de dessin, d’exercices, d’erreurs et de réussite, un peu comme l’est une vie. Ça doit être pour ça, d’ailleurs, que quand on passe à autre chose, on dit ouvrir une nouvelle page. Peut être bien que cette page ça n’est pas celle d’un livre mais plutôt celle d’un cahier d’écolier. Bref. Et où croyez vous qu’on fasse les plus beaux cahiers d’écoliers ? Bah chez nous ! En Lorraine. Dans les Vosges. Vous connaissez Etival Clairfontaine. L’église au haut clocher, qui fut une belle abbaye, les écrevisses dans la rivière et… les cahiers Clairfontaine. Les meilleurs du monde franchement non ?

Il faut dire que l’endroit est dédié au papier depuis plus de 5 siècles. En 1512 on trouvait déjà le moulin à papier de la rivière Valdange, qui se jette dans la Meurthe. Du bois tout autour. Les ingrédients sont réunis pour faire du papier. C’est l’endroit que choisi un mosellan nommé Jean Baptiste Bichelberger pour créer sa boite en 1858 et pour lancer son tout nouveau procédé de création de papier en continu. Développée par les descendants du fondateur, les papeteries emploient plus de 1000 personnes à la veille de la Grande Guerre. Le front n’étant pas très loin, l’entreprise ne tourne plus pendant 5 ans, avant de renaître, comme la Lorraine, en 1919. Dans les années 50, l’un des descendants de Monsieur Bichelberger lance les "exacompta" pour aider les comptables, et surtout les fameux cahiers d’écoliers Clairfontaine. C’est en 1951 que la marque prend le logo avec la femme qui fait couler de l’eau. 

Des générations d’écoliers, dont je suis, ont écrit leurs premiers mots sur ces cahiers nés chez nous, de l’art de bien faire de nos ouvriers lorrains. Et ça c’est beau !