Replay du mardi 24 septembre 2019

La Lorraine c'est bon comme les poires de Lorraine

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Chaque jour Jérôme nous raconte pourquoi il a craqué sur la Lorraine. Soit c'est bon. Soit c'est beau... Et aujourd'hui c'est bon... La Lorraine c'est même bon comme nos poires de Lorraine.

Le poirier
Le poirier © Radio France - Patrick Vincent

Déjà d’une, le Lorrain est bonne poire,  dans le sens noble du terme. Il aime bien aider. Il suffit de voir comme  on est capable de se mobiliser ici pour donner un coup de main si ça peut  servir aux gamins, à la commune, à la communauté même, et surtout aux  gros, c’est-à-dire aux copains. 

L’exemple qui me vient tout de suite à  l’esprit, c’est Gérardmer. Il s’y passe toujours un truc, et c’est quasi  toujours avec des bénévoles. Incroyable de voir ces géromois toujours  disponibles pour donner un coup de patte. Donc on est bonne poire, mais  dans le sens le plus noble du terme. Pas bonne boire dans le sens  neuneu. Ou plutôt « beubeu » comme on dit en Lorraine. 

La poire elle se plaît chez nous depuis bien longtemps !

Mais revenons à  la poire le fruit. Elle se plait bien chez nous. Mais là où les autres  régions, notamment la Normandie, en font toute une histoire, nous on  n’en dit rien. Comme plein de trucs. On a autant, voire plus, que les  autres, mais le lorrain étant modeste, on ne le dit pas. Et pourtant,  même si on en voit moins, que de maisons avec leur poirier devant la  façade. 

Il faut dire qu’à la base, c’est un souci pratique plutôt que  gustatif ou même esthétique qui a amené les lorrains d’avant à planter  des poiriers sur les maisons. Bah oui. La gouttière, ou plutôt la  chanlatte comme on dit en Lorraine, elle n’existe que depuis peu de  temps. Autrefois, l’eau qui tombait, ruisselait facilement sur le mur  puisqu’il n’y avait pas de chanlatte. Et nos prédécesseurs, qui, comme nous, n’étaient pas bêtes, ont trouvé que c’était bien dommage de laisser  perdre cette eau. D’autant qu’elle avait tendance à humidifier le mur.  Ils ont donc eu l’idée ingénieuse de planter des poiriers, avides  d’eau, et pas bégueules sur l’origine, notamment qu’elle vienne du toit.  Et notre Lorraine a commencé à offrir de bonnes poires. Dans des  bouteilles. Et si vous vous demandez comment la bouteille pousse autour  de la poire, allez faire un tour dans le saintois et vous verrez qu’on  met la poire bébé dans la bouteille, et qu’on la laisse pousser dedans.  Voilà qui explique qu’on voit des bouteilles accrochées à un poirier. 

En  goutte, mais surtout fraiche à manger, c’est la pleine saison de la  poire de Lorraine. Et la poire de Lorraine c’est  Lorrain et c’est bien !  

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