Replay du lundi 22 février 2021

La Lorraine c'est beau comme... la Meurthe

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Chaque jour Jérôme nous raconte ce qui le réjouit en Lorraine. Aujourd'hui il nous parle de la Meurthe...

La Meurthe en Aval de Nancy
La Meurthe en Aval de Nancy - Par Musicaline — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/

Elle naît dans les Vosges

Elle commence à la fontaine aux voleurs. Drôle de nom avouez. La fontaine aux voleurs c’est une fontaine, ou plutôt c’est une source, entre le Honneck et le Valtin à plus de mille mètres d’altitude dans les Vosges. C’est là que ressortent quelques unes de ces gouttes lâchées par les nuages qui aiment faire du tourisme et s’attarder au dessus de notre Lorraine pour mieux l’observer. Ces gouttes et toutes les autres partent donc de la source et en agrégeant d’autres gouttes, d’autres "rupts", d’autres ruisseaux, elles deviennent la Meurthe. L’autre rivière. La 3e, moins connue que les 2 autres, Moselle et Meuse, puisqu’elle n’a donné son nom qu’à la moitié de celui d’un département la Meurthe et Moselle. Vosgienne elle est donc à sa naissance. Et pas pour rien. 

Elle parcourt notre Lorraine avant de se jeter dans la "gueule d'enfer"

Elle aime les virages au moins autant que les vosgiens. Dévalant Ban sur Meurthe-Clefcy, Elle serpente. Elle s’attarde. Elle repart. Parfois elle aime filer droit, comme quand elle traverse Saint Dié des Vosges. On sent même qu’elle se donne un genre. Elle brille d’un rien. Un petit rayon de soleil et la voilà qui porte des diamants de lumières et les fait rouler sur elle avant de continuer sa course plus loin finissant de traverser la vallée à laquelle elle a donné son nom. La voilà qui découvre la plaine, après Raon l’Etape, découvrant ce bonheur de parcourir tranquille la campagne aux champs vert tendre et contourner les forêt au vert foncé. Elle marche "piam-piam" à Etival, elle flemmarde à Baccarat, elle se grossit aussi de ces petites rivières qui lui apportent leur du au fur et à mesure de sa traversée de la Lorraine. Et la voilà qui prend de la vitesse de nouveau, qui s’étale en même temps, comme si elle voulait montrer une dernière fois qu’elle a de quoi envoyer du bois, qu’elle a d’ailleurs transporté avant que les hommes ne fassent des canaux ou n’inventent des camions. 

Elle envoie du bois une dernière fois avant de se jeter dans la gueule du loup. Pardon, dans "la gueule d’enfer", entre Custines et Dieulouard. Elle se fond alors dans la reine de nos rivières, la belle Moselle, qui a pris le temps de l’attendre en faisant des boucles autour de Toul et qui poursuit sa route royale jusqu’à Metz, Thionville et le Luxembourg. 

Agrégeant les rivières, la Meurthe aura donc recu avant de s’offrir à Moselle. Elle a reçu avant de donner. Une rivière c’est possible. Mais peut être bien que la Meurthe c’est aussi un chemin de vie.  

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