Replay du mercredi 24 février 2021

La Lorraine c'est beau comme... le génie de Jacques Callot

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Chaque jour on se réjouit ensemble de toutes les qualités de la Lorraine. Aujourd'hui, Jérôme nous rappelle que la Lorraine c'est la terre de Jacques Callot, l'immense graveur...

Les bohémiens
Les bohémiens - Jacques Callot / Fac simile

La Lorraine c’est beau comme le talent de Jacques Callot. 

Il faut qu’on redécouvre cet immense génie qui a vécu au début du XVIIe siècle et qui nous étonne encore par la qualité de son travail. La gravure, on pourrait presque dire que c’est l’ancêtre, à la fois de la bande dessinée et à la fois du reportage. Je m’explique, ce que dessinaient les graveurs était imprimable ensuite en plus ou moins grande quantité. Ce qui permettait, via des feuillets, transportés par exemple par les colporteurs de Chamagne, de faire circuler des images rapidement. Ensuite ces gravures racontaient, soient des faits, soit des histoires. Elles permettaient aussi aux graveurs de laisser aller leur imagination. 

Un homme habité par le talent dès le plus jeune âge

Les deux pantalons / 1616
Les deux pantalons / 1616 - Jacques Callot

Et Callot a fait tout ça avec un coup de crayon absolument fabuleux. Un garçon habité par le génie du dessin dès le plus jeune âge puisqu’on sait qu’il dessinait déjà à l’âge de 10 ans ce qu’il voyait dans Nancy. Epatant ces amis. Et désespérant son père qui pensait que son fils n’arriverait à rien dans la vie avec le dessin. C’est en tous cas ce qu’affirment certains en parlant même de plusieurs fugues avant que Monsieur Callot père n’accepte que son enfant suive son propre chemin. Un chemin qui le mène à Rome en 1608 où il apprend de nouvelles techniques lors d’une ambassade du duc de Lorraine auprès du Saint Père. Il travaille ensuite pour les Médicis à Florence avant de revenir à Nancy où il connait les dernières grandes heures d’une Lorraine riche et brillante. 

Personne n'a décrit mieux que lui les affres de la guerre de 30 ans.

L'arbre aux pendus dans " les misères et les malheurs de la guerre"
L'arbre aux pendus dans " les misères et les malheurs de la guerre" - Jacques Callot

Quelques années plus tard, Nancy et la Lorraine s’enfonce dans l’effroyable guerre de 30 ans. Terribles images qui sont gravées dans la mémoire de Jacques Callot qui les grave à son tour et relate « les grands malheurs de la guerre » avec un sens du détail et de la précision qui nous permet, aujourd’hui encore, d’être bouleversé par ce qu’on vécu les Lorraines et les lorrains de l’époque, notamment dans l’arbre aux pendus. Ce que nous a laissé Jacques Callot, au terme d’une vie brève de 43 ans c’est plusieurs centaines de dessins et de gravures, de paysages, d’architecture, de détresse aussi, et d’imagination, lui à qui ont doit les fameux gobbi, de petits bonhommes, mi nains mi lutin, qui font des bêtises, qui jouent de la musique, et que les gamins d’aujourd’hui adorent quand leur montre. 

Les Gobbis : le joueur de violon
Les Gobbis : le joueur de violon - Jacques Callot

Un génie universel né et mort dans une Lorraine qu’il a aimé profondément puisqu’à Louis XIII qui lui demandait de représenter sa prise de Nancy vaincue, l’homme lorrain a répondu, dessinateur qu’il était « plutôt me couper le pouce que de faire cela ». 

EN SAVOIR PLUS 

Sur le site des médiathèques du Sillon Lorrain, LIMEDIA, on peut trouver des gravures de Callot, et notamment les fameux gobbis qu'on peut faire dessiner ou colorier aux enfants.

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