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Mais au fait, le 11 novembre pourquoi est-ce férié ?

Par le vendredi 11 novembre 2016
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Hissons les couleurs pour ce 11 novembre
Hissons les couleurs pour ce 11 novembre © Getty

Que veut dire célébrer l'Armistice. Leçon d'histoire ce matin .

A en croire les témoignages écoutés ce matin sur France Bleu Besançon, tout le monde n'est pas au point.

En France, il existe une quinzaine de journées commémoratives comme par exemple :

  • la journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc, le 19 mars,
  • la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la Déportation, le dernier dimanche d'avril,
  • la commémoration de la victoire du 8 mai 1945, le 8 mai,
  • la journée nationale de la Résistance, le 27 mai,
  • la journée nationale commémorative de l'appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l'ennemi, le 18 juin.

Le 11 novembre, c'est donc la commémoration de l'Armistice du 11 novembre 1918. Franck MONNEUR est professeur d'Histoire - Géographie au lycée Pasteur à Besançon.

Le 11 novembre, c'est la fin des combats en 1918. La paix elle arrivera plus tard.

Et la Franche-Comté dans tout ça ?

La Franche-Comté a été une base arrière de la mobilisation.

Même si la région n'a pas eu de véritable bataille, il n'y a qu'à se balader dans les communes pour se rendre compte que nos familles ont été particulièrement touchées. A Besançon par exemple sur 58000 habitants à l'époque en 14, 1531 soldats ne sont jamais revenus du front. La frontière avec les champs de bataille se trouvant près du nord de la région, la Franche-Comté a joué un véritable rôle de base arrière pour le matériel et les soldats pendant la Grande Guerre.

L'école toujours impliquée aujourd'hui dans le souvenir ?

"De moins en moins" dit Franck MONNEUR "car il est difficile de trouver des volontaires pour participer aux cérémonies même si des enseignants se mobilisent pour impliquer leurs élèves." Certains profs tissent toujours tout de même des liens avec les anciens combattants pour entretenir les témoignages.

Les jeunes pensent que ce n'est pas leur place !

Cette partie de l'histoire de France est toujours inscrite au programme. Depuis les évènements tragiques de ces dernières années, les commémorations prennent une résonance particulière et permettent de retrouver une cohésion de la communauté nationale dit l'enseignant. Si les jeunes ont du mal à trouver leur place dans ces cérémonies, lorsqu'on discute avec eux, ils s'impliquent et éprouvent un profond respect pour leurs ainés qui se sont sacrifiés.