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Callejon

Le samedi à 12h05

Diego Urdiales, Manuel Escribano et Alberto Aguilar

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Diego Urdiales, auteur de deux fortes faenas en 2014 à Mont-de-Marsan
Diego Urdiales, auteur de deux fortes faenas en 2014 à Mont-de-Marsan © Radio France - Henri Stassinet

Quatrième corrida du cycle, arènes pleines encore et chaleur lourde d’équateur toujours ! Toros de Victorino Martin pour Urdiales, Escribano et Aguilar. Grande course et succès majeur pour cette quatrième corrida du cycle ferial. Diego Urdiales coupe deux fois une oreille et sort en triomphe, Escribano une au cinquième toros et Aguilar qui pêche avec l’épée fait une première faena héroïque.

Grande, grande et intense corrida de vrais toros. Le Plumaçon a vécu un de ces moments forts qui marquent les mémoires. Une course superbement présentée dans le type, des Victorino Martin gris cendre sous un ciel de plomb pour plus de deux heures trente de formidable tauromachie.

Diego Urdiales a 39 ans, il est du nord, de la Rioja, d’Arnedo, il a pris l’alternative à Dax en 1999, et il a été oublié des grands circuits. Onze corridas seulement en 2013. Dans Mont- de- Marsan il a pourtant récité deux belles et fortes leçons de pur "toreo" intègre face à deux toros représentatifs de leur espèce : nobles mais sérieux, complexes mais racés. Il prend un coup de corne dans le zizi, ne bronche pas, se fait soigner sur place dans le "callejon", l’objet sacré sanguinolent, il torée, il torée réellement. Il tue une fois bien, l’autre, au quatrième animal de feu en détronchant une phalange romaine. Deux trophées, le triomphe, la reconnaissance du monde ici, en Espagne et ailleurs. Justice est faite. Enfin !  

 Alberto Aguilar au Plumaçon - Radio France
Alberto Aguilar au Plumaçon © Radio France - Henri Stassinet

Aguilar, lui, a mal tué, sinon après sa première faena, si elle avait été parachevée d’un coup d’estoc ad hoc, deux oreilles seraient alors tombées du "palco" pour un engagement majuscule, sidérant d’autorité et de détermination. 

 Manuel Escribano, un trophée mais aurait pu mieux faire. - Radio France
Manuel Escribano, un trophée mais aurait pu mieux faire. © Radio France - Henri Stassinet

Escribano lui prend un trophée au cinquième toro  "Bodegon", grand toro, Victorino Martin de "vuelta" qui bien mieux toréé devait abandonner ses appendices auriculaires et faire vibrer l’ensemble. Escribano honnête oui mais au dessous d’un toro de "bandera".

À noter, le matin novillada de Darré avec deux toros compliquées et deux de grand jeu. Deux oreilles et triomphe pour Gines Marin novillero de Badajoz et une oreille pour le dacquois Louis Husson.