Clin d'oeil

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Le musée Bargoin de Clermont-Ferrand
Le musée Bargoin de Clermont-Ferrand © Radio France - Arnaud Ranty

Les trésors du musée BARGOIN: la découverte d’une momie aux martres d’Artière sous le règne de Louis XV.

Diffusion du mardi 19 novembre 2019 Durée : 3min

Arnaud RANTY et Marie Bèche-Wittmann, directrice adjointe, responsable du département archéologie, vous proposent de découvrir le musée Bargoin de Clermont-Ferrand

La découverte d’une momie aux Martres d’Artière sous le règne de Louis XV.

Le musée a acquis des manuscrits qui relatent la découverte en 1756, d'une momie aux Martres d'Artières.

C'est une momie d'enfant, aujourd'hui déposée au musée de l'Homme

L'histoire

Ce sont 2 paysans qui tombent sur un sarcophage en pierre sur leurs terres. Ils essayent de l'ouvrir. Et dedans ils découvrent un cercueil en plomb. Ils pensent avoir trouvé un trésor. Ils le ramènent chez eux et là surprise ils trouvent le corps d'en enfant momifié mais dont les chairs sont conservées. Tout est souple, on dit que l'on pouvait tirer sur la langue, elle était élastique. Ils prennent peur et le redéposent là où ils l'ont trouvé. Mais ils n'ont pas su se taire, ils ont été tellement marqués qu'ils en ont parlé. Cela est devenu un événement dans la région! A tel point que c'est remonté aux oreilles du Roi, Louis XV. Le Roi a souhaité que cette momie soit rapatriée à Paris. Mais les autorités religieuses et civiles ont décidé de la réenfouir dans le cimetière des Martres d'Artières. Puis elle a été redeterrée pour être examinée et envoyée au musée de l'Homme à Paris. Aujourd'hui, elle n'est plus exposée.

Sarcophage de la momie des Martres d'Artières - Radio France
Sarcophage de la momie des Martres d'Artières © Radio France - Claudie Hamon

La momification n'était pas le procédé habituel dans la région

Et ce n'était pas une momification comme en Egypte. En Egypte, on enlève les viscères, car c'est ce qui pourrit en premier et on met du natron. Là, sur cette momie découverte en Auvergne, les viscères étaient toujours présentes. Elles étaient molles. Un baume avait été appliqué. C'est ce qui a permis la conservation de ce corps, mais avec des techniques inconnues en Auvergne, et ne correspondant pas non plus à celles d'Egypte!

Découvrez le musée Bargoin de Clermont-Ferrand

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