Replay du lundi 11 novembre 2019

Les gueules cassées

- Mis à jour le

C'est aux "gueules cassées" de 14-18 que nous devons les grandes avancées médicales sur les greffes. Explication du docteur Jean-Jacques Erbstein :

prothèse de l'oeil sur gueule cassée de 14-18
prothèse de l'oeil sur gueule cassée de 14-18 © Maxppp - MAxppp

L'expression « gueules cassées » désigne les survivants de la première guerre mondiale ayant subi une ou plusieurs blessures au combat et affectés par des séquelles physiques graves, notamment au niveau du visage. 

De nouvelles armes utilisées : explosif, gaz, obus etc... => nouvelles blessures

À la fin de la Grande Guerre, le nombre total de morts s’élevait à 9 millions dont 1,5 million de Français.

Les greffes :

- La méthode de greffe ostéo-périostique 

- Greffe italienne : Qualifiée d’archaïque, car reprenant des procédés inventés16 ème siécle par les italiens cette méthode consistait à découper un lambeau de peau du bras à apposer sur le visage dans la plaie afin que celle-ci se ferme grâce à la peau fournie et à maintenir à l’aide d’une structure métallique le bras sanglant au visage afin de vasculariser la plaie pour qu’elle se referme

- La greffe Dufourmentel : procédé permettant de combler les trous de chair : il prélevait des lambeaux de cuir chevelu sur le crâne des patients et les greffait essentiellement au niveau du menton. Il n’y avait, de ce fait, pas de rejet possible 

Masques et prothèses :

Si les réparations sont impossibles, il reste deux solutions : soit le mutilé s’accepte tel qu’il est et s’expose ainsi aux regards, soit il a recours aux prothèses.

Des scupteurs comme Jane Poupelet, Francis Derwent Wood ou Anna Coleman Ladd ont travaillé dans des ateliers qui concevaient des masques pour combler les trous ou masquer les cicatrices des gueules cassées.

D’autre part, la lourdeur de cet appareillage et sa pose délicate lassait, humiliait la plupart des individus préférant un simple bandage ou l’exposition de leur visage.

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