Replay du jeudi 15 avril 2021

"Milirue" pour découvrir les villes en famille et Musique ! dans la bulle de philo de Nassim El Kabli

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La lilloise Clémence Decouveleare a créé des carnets d’exploration culturelle qui permettent de partir à la découverte de villes tout en s’amusant. Et le philosophe Nassim El Kabli nous parle de cet art fédérateur : la musique

Milirue Destination Lille en famille
Milirue Destination Lille en famille

Il y a plein de choses à faire dehors surtout quand on a une ville aussi belle à côté de chez soi

C’est dans la ville de Lille que nous entraîne le 1er "MILIRUE", carnet d’exploration imaginé par Clémence Decouveleare. L’idée de cette jeune maman de 35 ans : découvrir la ville en famille, faire des trouvailles, apprendre en s’amusant. 

"Le concept de Milirue repose sur l'envie de transformer la manière dont on visite les villes en famille, en donnant aux enfants les bons outils pour s'impliquer et faire pleins de découvertes, sans oublier les parents. Cela se matérialise par des carnets d'exploration culturelle et une web app qui donne accès à une super carte pleine de ressources (vidéo, photo, audio, ...). C’est une activité 100% extérieure, confinement compatible, parfaite pour les familles en recherche d'activités sympa pour occuper les 3 prochaines semaines, sans prendre aucun risque sanitaire !"

Clémence Decouvelaere Fondatrice de Milirue
Clémence Decouvelaere Fondatrice de Milirue

Dans la bulle de philo de Nassim El Kabli : La vie sans musique ?

Dans "Côté culture", on s’intéresse à tous les arts, à tout ce qui fait notre patrimoine. Aujourd’hui, Nassim El Kabli nous parle musique. Qu’est-ce que la philosophie nous apprend sur cet art ?

Ce qui frappe d’abord, c’est que la musique touche tout le monde. Il y en a pour tous les goûts. Du jazz manouche à la chanson française en passant par la musique baroque, le rap ou la pop, la musique se décline en plusieurs styles. Une telle inventivité témoigne de la puissance créatrice de l’humanité. Avec la musique, l’homme exprime des émotions aussi variées que la joie ou la tristesse, l’apaisement ou la colère. Pour désigner la pratique du musicien, on emploie en français le verbe jouer. C’est à la fois juste et pas tout à fait exact. Jouer de la musique ne relève pas seulement du divertissement ludique. Produire des sons harmonieux est aussi quelque chose de sérieux et d’essentiel. Il y a des usages de la musique qui n’ont rien d’un jeu. C’est le cas des hymnes nationaux comme la marseillaise.

Mais le plus souvent, jouer de la musique, en écouter, c’est pour se faire plaisir ?

Le plaisir est une des fonctions principales de la musique. Mais ce n’est pas la seule. Dans un film, la musique sert à soutenir une scène, à accentuer l’action. Au supermarché, elle sert à distraire le client, et au téléphone, la musique d’attente porte bien son nom : elle sert à passer le temps. La musique est présente partout, dans la rue avec son casque dans les oreilles, sous la douche quand on transforme son pommeau en micro, en voiture quand on se branche sur Radio France bleu. Il y a peu de situation où la musique est absente. Quand c’est le cas, elle en arrive parfois à manquer. J’ai toujours trouvé qu’il manquait à mes rêves une bande son. Alors, quand je me réveille, je me rattrape !

La musique, c’est aussi aller au concert, ce qui nous manque cruellement aujourd’hui. Qu’est-ce le concert ajoute à la musique ?

Le philosophe Nietzsche disait que « sans musique, la vie serait une erreur ». J’ajouterais que sans concert, la musique est incomplète. Elle ne se vit pleinement que lorsqu’elle mobilise tous nos sens et pas seulement l’ouïe. L’improvisation ou le risque de la fausse note qui ne sont possibles qu’en live créent une intensité qui fait défaut dans les enregistrements. Mais le concert, ce n’est pas seulement la salle de spectacle. C’est aussi le musicien qui joue dans la rue. Quand Nietzche dit que « sans musique la vie serait une erreur », c’est, nous dit-il, en entendant jouer de la cornemuse.

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