Replay du jeudi 29 avril 2021

Evènement « Le salon du livre d’expression populaire et de critique sociale » et aussi une promenade philo

- Mis à jour le

Colères du présent revient avec son salon du livre ces 1er et 2 mai. Auteurs, dessinateurs, éditeurs nous donnent rendez-vous autour de la thématique « Nos mondes sauvages ». Ca bouscule! Et une réflexion sur la promenade, un art du quotidien à la portée de tous avec Nassim El Kabli

L'affiche de Coco
L'affiche de Coco

Faire lire, écrire, rêver, penser, construire nos manières de développer notre esprit critique c’est ça qui est au cœur de nos actions. Nous sommes vraiment là pour faire entendre les voix de tous

François ANNYCKE est coordinateur de Colères du Présent, l’association qui porte « Le salon du livre d’expression populaire et de critique sociale ». Il nous présente le riche contenu de cette 20 édition                                                                        

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Et si le muguet est parfois un peu en retard nous nous sommes toujours à l’heure. Notre salon est un rendez vous des travailleurs, c’est une fête aussi et depuis 20 ans nous avons toujours été la!

L'affiche en grand
L'affiche en grand - COCO

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Se promener : la bulle de philo de Nassim El Kabli

Avec le confinement, on a besoin de prendre l’air. C’est pourquoi nous partons en balade aujourd’hui. Se promener, ce n’est pas seulement marcher Nassim ?

Se promener, c’est marcher sans chercher à rejoindre une destination particulière. C’est donc une manière d’arpenter l’espace de façon libre. Quand nous marchons avec un but précis, pour aller à la boulangerie par exemple, nous ne prêtons pas vraiment attention au parcours qui nous mène d’un point A à un point B. Mais quand on se promène, chaque pas fait partie de l’aventure. On peut s’arrêter à tout moment. Comme la destination n’est pas fixée par avance, c’est nous qui décidons le moment où il faut rentrer. En ce sens, où qu’on se trouve, on est arrivé !

C’est ce qui distingue la promenade de la randonnée. Dans une randonnée, les parcours sont définis et kilométrés.

La promenade n’est ni la marche utilitaire ni la balade plus ou moins sportive où le trajet est balisé dans un circuit. Du trekking à la marche nordique, la randonnée est à mi-chemin entre le loisir et le sport. 

La promenade, elle, n’est pas réglementée. Elle est souplesse. Elle trace son chemin en le parcourant. On peut se promener partout, déjà autour de chez soi. En revanche, on ne dira pas qu’on va faire une randonnée pour sortir son chien dans le quartier. 

La promenade relève d’un art du quotidien à la portée de tous. C’est un art qui ne coûte rien. Se promener n’exige aucun équipement. Pas besoin non plus d’aller à la montagne ni d’avoir de grandes capacités physiques. Enfin, c’est nous qui fixons le rythme. À la différence de la course à pieds où il faut se dépasser, la promenade met le corps en mouvement sans le forcer, ni le bousculer.  

Cet art du quotidien est aussi une bonne manière de se retrouver ?

La promenade est un dialogue. Un dialogue avec la nature et avec le monde qui nous entoure. Se retrouver, c’est se rendre sensible à l’environnement extérieur. 

La promenade solitaire peut aussi être source d’inspiration et prendre la forme d’un dialogue avec soi-même. 

« C’est à la promenade au milieu des rochers et des bois, que j’écris dans mon cerveau » nous dit Rousseau. Pour lui, philosopher, c’est d’abord marcher. Les idées viennent en se promenant.

Quand nous nous promenons en famille ou avec des amis, la marche favorise un certain type de discussion. Ce dialogue avec les autres est parfois silencieux. Mais le silence n’est pas ici l’expression d’un malaise. C’est un silence qui exprime la confiance, le plaisir simple d’être avec l’autre. 

Nassim El Kabli, philosophe et professeur de philosophie à l’INREP de Douai

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  • Livres