Replay du jeudi 29 octobre 2020

Jimmy Sangouard, co-secrétaire du SNUIPP en Ardèche

- Mis à jour le

Les écoles, collèges et lycées reprendront bien les cours lundi prochain malgré le confinement. "Il est impératif que les enfants aillent à l'école mais le protocole doit être renforcé, on le dit depuis septembre" explique Jimmy Sangouard, co-secrétaire du SNUIPP de l'Ardèche.

Illustration
Illustration © Radio France - Claire Leys

Jimmy Sangouard était l'invité de France Bleu Drôme Ardèche ce jeudi 29 octobre. Pour le co-secrétaire du SNUIPP de l'Ardèche : "C'est une bonne chose, d'un point de vue pédagogique, que l'école reste ouverte".

"Une bonne chose que l'école reste ouverte"

"La continuité pédagogique pendant le premier confinement a été très complexe à mettre en place,  pour les élèves car ils n'avaient pas tous le même équipement informatique et c'était pas facile pour les parents d'aider leurs enfants et les enseignants n'étaient pas formés, rien n'était prêt du tout et on était pas tous équipé" précise Jimmy Sangouard.

"On a bien vu que les enfants n'avançaient pas tous pareil pendant le confinement et on le sent en cette rentrée, on sent des écarts dans les niveaux et on est encore en train de rattraper ce premier confinement"

"Le protocole doit absolument être renforcé"

"D'un point de vue sanitaire, depuis septembre, les seules protections c'est simplement le masque des enseignants" précise le co-secrétaire du SNUIPP de l'Ardèche. "Aujourd'hui, à 91% nos collègues nous disent que la distanciation est impossible dans les classes et les locaux sont trop exigus pour éviter le brassage donc il ne reste que le masque fourni aux enseignants et qui a été retiré car il pourrait être toxique".

"C'est comme à Tchernobyl, le virus s'arrête à la porte des écoles !"

"En fait, on sait très bien qu'il y a un tiers des clusters qui sont dans les établissements scolaires" précise Jimmy Sangouard. "Les élèves sont entassés dans les salles et on a un point d'eau pour 15 à 20 élèves c'est un problème". "Il faut vraiment que le protocole soit renforcé, c'était mieux quand on avait en juin des demi-groupes mais ça veut dire que les enfants n'ont que deux jours de classe par semaine et c'est compliqué au niveau de l'économie".