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Seul 1 grain de beauté sur 100 000 devient un cancer de la peau.
Seul 1 grain de beauté sur 100 000 devient un cancer de la peau. © Getty

Arracher un grain de beauté, ça donne le cancer ?

Diffusion du jeudi 15 août 2019 Durée : 2min

Si un grain de beauté peut abriter un mélanome – le cancer de la peau – en revanche l’arracher ne provoque pas la maladie. Retour sur une idée reçue qui a le cuir solide.

Le grain de beauté est formé de mélanocytes. Ce sont les cellules qui produisent le pigment responsable de la couleur de la peau et du bronzage. Nous en avons partout sur la peau, mais quand ils se développent de manière anarchique, ça donne un grain de beauté. Dans le domaine médical, une multiplication anormale de cellules se nomme… une tumeur. Un grain de beauté peut donc être un cancer de la peau, le mélanome. C’est ce qui explique que l’on fasse attention avec les grains de beauté qui ont une forme bizarre ou qui évoluent, qui grandissent. 1 grain de beauté sur 100 000 devient un mélanome, et 30% des cancers de la peau partent d’un grain de beauté. Alors non, arracher un grain de beauté ne vous donne pas le cancer. Si vous avez un doute, allez voir un dermatologue.

Des fortunes diverses à travers l’histoire

Les grains de beauté, aussi appelés naevus, ont été perçus de manière différente selon les époques. Au Moyen-Âge, pour l’Eglise c’était l’endroit précis ou le Diable entre dans les corps. Alors on les brûlait avec des fers chauffés à blanc ou des pierres. Plus de grains de beauté, mais belle marque de brûlure. La notion de grain de beauté vient du règne de Louis XIV. La petite vérole faisait des ravages, et les bourgeois se collaient des pièces de tissu pour cacher les traces de la maladie et faire office de grain de beauté naturel. Au XVIIIe siècle, on les appelait des « mouches ». Elles sont devenues un élément de séduction féminin ; mettre une mouche sur le nez, c’était l’effrontée, ou la gaillarde ; sur le menton, la discrète ; sur, ou sous les lèvres, la coquette ou la friponne, etc.

Cette rubrique est réalisée en partenariat avec Cap sciences et curieux.live