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Abeille
Abeille © Getty - Lee Albrow

Est-ce que l'agriculture bio peut sauver les abeilles ?

Diffusion du mardi 19 novembre 2019 Durée : 2min

Ceux sont des chercheurs du CNRS et de l’Inra qui viennent de montrer que l’agriculture biologique bénéficie aux colonies d’abeilles mellifères.

Les apiculteurs ont remarqué une baisse de production de miel à la fin du printemps mais aussi une diminution des colonies d'abeilles dans la même période Les abeilles se nourrissent exclusivement de nectar et de pollen et elle sont en manque entre la période de floraison du colza (avril-mai) et celle du tournesol (juin). Pas assez de  fleurs, moins de collecte  de pollen. Mais il y a des solutions pour remédier à cette disette ! Le  Journal "of Applied Ecology" montre dans une étude récente que l’agriculture biologique peut contribuer à aider les abeilles à résister. Les scientifiques ont testé 300 ruches du dispositif Ecobee* durant six ans, une équipe de chercheurs du CNRS et de l’Inra a pu constater que les colonies d’abeilles entourées de parcelles agricoles biologiques comptaient jusqu’à 37% de couvain. Les couvains ceux sont les œufs, de nymphes et de larves d’abeilles ouvrières... Une éclosion qui permet d'accueillir  20% d’abeilles adultes en plus ce qui entraine une augmentation  de production de miel de 53%  par rapport aux colonies entourées de parcelles non bio.  Et c'est en grande partie grâce au plante que certain agriculteur ont classé dans la catégorie "mauvaises herbes". Par exemple le coquelicot !  « Les abeilles butinent plus de 300 espèces de plantes différentes, parmi lesquelles le coquelicot que beaucoup d’agriculteurs conventionnels s'acharnent à éradiquer », souligne Vincent Bretagnolle, chercheur au CNRS et animateur de la Zone Atelier « Plaine & Val de Sèvre ». Ces « mauvaises herbes » sont  donc primordiales pour la survie des abeilles adultes et des générations futures, pendant les périodes où les fleurs de colza ou de tournesol viennent à manquer.  « L'augmentation du couvain semble être liée à une plus grande diversité de ressources en pollen et à une diminution de la mortalité due aux pesticides à l'échelle locale », indiquent les rédacteurs de l'étude.   Encourageons  les créations et les conversions en agriculture biologique : « Plus on a de parcelles cultivées en bio, plus les performances des colonies d'abeilles situées à proximité augmentent » s'enthousiasme Vincent Bretagnolle. Il n'y a pas de perdant que des gagnants : « les abeilles, les apiculteurs et la société"