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Les couche-tard ne sont pas tous des fêtards en puissance : c'est une question de rythme biologique, ou "chronotype".
Les couche-tard ne sont pas tous des fêtards en puissance : c'est une question de rythme biologique, ou "chronotype". © Getty

Les couche-tard meurent plus jeunes ?

Diffusion du vendredi 16 août 2019 Durée : 2min

Le risque de décès prématuré est supérieur de 10% chez les « oiseaux de nuit » par rapport à ceux qui sont du matin, selon une étude menée sur une partie de la population britannique.

Vivre la nuit est dangereux pour la santé. Et ce n’est pas seulement parce qu’une partie des couche-tard aime faire la fête, a tendance à avoir une hygiène de vie pas très saine, ce qui raccourcit évidemment l’espérance de vie. Sont tout aussi concernés ceux qui mettent du temps à démarrer le matin, qui sont en pleine forme en soirée, et qui n’arrivent pas à dormir avant une heure avancée de la nuit, le tout sans courir les boîtes de nuit.

S’ils ont plus de problème de santé que les couche-tôt c’est en partie dû à des carences de sommeil, et les maladies qui vont avec : obésité, diabète, cancers, maladies cardiovasculaires, dépression, stress, etc. Pour établir ce constat, des chercheurs ont mené une étude sur une partie de la population britannique, et dont les résultats ont été publiés il y a quelques mois. Ils ont étudié des données publiques portant sur 500 000 personnes âgées de 38 à 73 ans sur une période de 6 ans.

Après analyse des données, les scientifiques ont observé une surmortalité de ceux qui se déclaraient comme couche-tard : toutes maladies confondues, le risque de décès est supérieur de 10%. Ce qui est suffisamment important, inquiétant pour devenir un enjeu de santé publique. La réflexion vient tout juste d’être lancée par les chercheurs à l’origine de l’étude, mais ils avancent déjà des idées pour faire évoluer vers la baisse cette surmortalité.

D’abord, la société, le monde de l’entreprise pourraient s’adapter aux couche-tard, et faire évoluer les horaires de travail pour qu’ils commencent moins tôt. Autre idée, voir si les couche-tard peuvent apprendre à aller au lit plus tôt, ce qui fera l’objet d’une prochaine étude…

Cette rubrique est réalisée en partenariat avec Cap sciences et curieux.live