Replay du samedi 12 décembre 2020

Dans le Rétro - Antoine Duléry

Dans cet épisode, c’est un comédien d’une discrétion exubérante que Déborah Grunwald reçoit. Discret quand il est Antoine, exubérant quand il se glisse dans la peau de ses idoles et qu’il prend soudainement confiance en lui. Il est drôle, attachant. C'est Antoine Duléry.

Déborah Grunwald reçoit Antoine Duléry
Déborah Grunwald reçoit Antoine Duléry © Radio France - Déborah Grunwald

Le coup de promo : 

« Imitacteur » aux Editions du Cherche-Midi, un livre plein de tendresse, d’une joyeuse mélancolie mêlée à une savoureuse joie de vivre. Ce sont les mots d’un homme drôle et profondément humain qui s’efface derrière des monstres sacrés de la musique et du cinéma français. De Belmondo à Depardieu, en passant, par Johnny Hallyday, Marcel Pagnol, Louis Jouvet, Jean Dujardin ou encore Gérard Philippe. Il nous parle de qui il est et surtout de comment il est devenu lui. 

Imitacteur
Imitacteur

Dans cette édition de Dans le Rétro : 

Il passe son temps à être quelqu'un d'autre. Que ce soit en créant de nouveaux personnages ou en imitant dans la voix des autres, il est rare d'avoir le "vrai" Antoine Duléry devant nous. Alors qui est-il ? Il est le produit d'une enfance heureuse en tout cas. Une enfance en partie vécue sur l'Île de Bréhat : "A l'époque, les vacances étaient très, très longues. Quand je rentrais à Paris, je ne savais même plus ce qu'était une voiture [...]. _Ca fait du bien_. C'est extraordinaire. C'est pour ça que j'y retourne."

Si je ne fais pas rire, je n’existe pas

De son grand-père Raoul, il garde le souvenir d'un homme taiseux, un homme marqué par les traumatismes de la guerre 14-18, comme l'étaient ceux de sa génération. Alors, à 7 ans, petit Antoine n'a qu'une envie. Le faire rire. Plus qu'une envie d'ailleurs, c'est un but. Et ca fonctionnait : "Il rigolait comme ça, mine de rien. Et j'étais content. Oui, c'est vrai. Et là, effectivement, j'ai 7 8 ans. Tout part de là."

Les années passent, les rires et les pleurs également. Rien ne laissait présager le destin du futur Paulo Gattineau : "Vous savez, c'est comme dans Les Rougon-Macquart, où on hérite toujours de choses de sa famille. La réussite, c'était pour les autres. Ce n'était pas pour moi." Et pourtant, il y avait des signes avant coureurs :"Malgré un manque terrible de confiance en moi, si je ne fais pas rire, je n'existe pas."   Et ce n'est pas le seul signe. 

Tu es un imitacteur

On lui dit à Antoine. On lui dit qu'il est promis à une belle carrière. Et c'est une connaissance, un certain "Jérôme au bec de lièvre", qui mettra les mots sur ce qu'il est : "Arrête de te prendre la tête. Finalement, tu seras acteur ou imitateur, on s'en fout de toute façon. Tu es un imitacteur". 

Le reste ? C'est lui qui vous le raconte ! Celui qui sera pour toujours "un bouffeur de minous" (en référence à une scène culte de Camping avec Mathilde Seigner) se livre à Déborah Grunwald au cours d'un épisode touchant, drôle (forcément) et révélateur. Sa vision de notre époque ("C'est beaucoup plus compliqué pour les jeunes acteurs aussi aujourd'hui, parce que certains sont plus lisses et font attention à leur image"), son arme de séduction massive, ses rencontres avec Belmondo et Depardieu sont à retrouver dans le podcast de l'émission "Dans le Rétro".