Replay du samedi 26 juin 2021

Dans le rétro : Corinne Touzet

Femme d'honneur, elle s'est émancipée de ce rôle en devenant productrice et en reprenant sa liberté et son indépendance . Rires, larmes, voix tremblante parfois... c'est avec une belle émotion que Corinne Touzet se confie à Déborah Grunwald.

Corinne Touzet est l'invitée de Déborah Grunwald
Corinne Touzet est l'invitée de Déborah Grunwald © Radio France

Le coup de promo

C'est sur les planches du Théâtre des Gémeaux pendant le Festival d'Avignon que Corinne Touzet va enfin retrouver son public. La pièce Juste une embellie pose un regard sur les relations hommes-femmes. Frances et Madeleine ont aimé le même homme. L’une est la mère de ses enfants. L’autre, une militante, passionnée, entière et indépendante. Elles n'auraient jamais dû se rencontrer et pourtant...

Corinne Touzet et  Raphaëline Goupilleau sur scène dans "Juste une embellie"
Corinne Touzet et Raphaëline Goupilleau sur scène dans "Juste une embellie" - Christophe Lartige

Dans cet épisode de l'émission "Dans le rétro" : 

"Quand on a un enfant, personne n'a le mode d'emploi. Je pense que quand on est élevés dans le respect des autres, on peut obtenir beaucoup dans la vie."

Sur le fait d'être fille unique : "Papa s'est envolé il y'a deux ans, ca a été extrêmement violent, je n'y étais pas préparée et là on se retrouve tout seul. C'est très compliqué."

En 2004, un magazine la classe parmi les plus belles femmes au monde : "C'est n'importe quoi ! Je suis quelqu'un de tellement timide et mal dans ma peau que je n'arrive pas à gérer ça !"

" Il a fallu constamment que j'essaye de convaincre. C'est fatiguant, c'est usant. C'est en ce sens que le théâtre m'a accueilli et m'a sauvé la vie."

"J'ai toujours eu besoin d'être utile, depuis toute petite. Mes parents me l'ont souvent répété : "quand t'étais petite, tu parlais à tous les SDF sur les trottoirs, tu voulais souvent tout le monde". J'aurais voulu être Président de la République pour que tout le monde aille bien."

"On est des milliards, le monde a changé donc il y a de plus en plus de souffrance, de solitude et de désespérance. [...] Je pense qu'il y a des gens qui choisissent la rue parce qu'ils ont tout essayé et qu'il n'y a plus moyen d'avancer."

"Les manifs, pour moi, ça n'arrange rien, ça ne résout rien. Pour faire avancer les choses, il faudrait qu'on arrive à se parler. Mais comme chacun reste sur ses positions, on ne s'entend pas..."

"Là, il va encore il y avoir des animaux qui vont être abandonnés parce que tout le monde va se tirer en vacances sans se dire qu'ils peuvent les emmener donc ils les abandonnent. Ça, ca me rend dingue et ça pourrait me rendre très très violente."

"Je crois en Dieu, je prie, je vais dans les églises quand je me promène et je fais ma petite prière. Je crois qu'on n'est pas tout seul. Il s'est passé des choses dans ma vie qui m'ont prouvé que je n'étais pas toute seule à certains moments."

"J'appréhende le futur et ce qu'on est en train de faire à cette merveille sur laquelle on habite."

Merci à vous d'avoir suivi cette saison de l'émission "Dans le rétro". Cet été, tous les weekends, retrouvez le meilleur des entretiens de Déborah Grunwald à 13h. Rendez-vous la saison prochaine ! 

Mots clés: