Des Hommes et des Chevaux

Des hommes et des chevaux - Episode 12 - Dick Francis

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L''ECRIVAIN DICK FRANCIS - Crédit: PHOTOSHOT/MAXPPP

Jockey aux 400 victoires, il a troqué un jour la cravache pour le stylo.

Faut pas confondre. Il y a cavale et cavale. Dans un cas, il s’agit d’un vieux mot utilisé par les poètes pour ne pas avoir à écrire le terme trop banal de jument. Dans l’autre, c’est une expression, toujours actuelle, pour parler de la situation d’un malfaiteur en fuite.

De même, il y a Prix de Diane et Prix de Diane. Dans un cas, il s’agit d’une des plus belles courses de l’année, qui se court en juin à Chantilly, à laquelle participent les meilleures pouliches de trois ans. Dans l’autre, c’est une expression argotique pour désigner une jeune et folie fille. Autrement dit, une super meuf.

Dans le vocabulaire, au moins, il y a des liens étroits, on le voit, entre le monde du cheval et l’univers des mauvais garçons. Cela ne pouvait pas ne pas déboucher sur la production d’une littérature policière, dont le maître incontesté est un sujet de sa très gracieuse Majesté la Reine d’Angleterre, le dénommé Dick Francis.

Avant de faire l’écrivain, ce Britiche pur sang a été un fameux jockey, ayant remporté tous les grands prix sur les courses d’obstacles : il avait plus de quatre cents victoires à son actif (!) quand il a décidé, au début des années 1960, de troquer la cravache pour le stylo.

C’est en effet beaucoup moins dangereux : Dick Francis lui-même a calculé qu’un jockey de steeple (course d’obstacles) fait au moins une chute toutes les douze courses. Au rythme où il montait, ça lui faisait une moyenne de trente chutes par an !

Il a écrit son premier polar, en 1962. Puis en a produit depuis, en moyenne, un par an, jusqu’à sa mort (en 2010). On l’a surnommé le Simenon du canasson ou, plus exact, le James-Hadley Chase du steeple-chase.

Son meilleur roman, sans doute, est Panique au pesage . C’est, du moins, le polar préféré de Bartabas, qui rêve de l’adapter un jour au cinéma.