Des Hommes et des Chevaux

Des hommes et des chevaux - Episode 13 - Epona

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Un relief d'Epona de l'époque romaine Macédoine Photo : QuartierLatin1968

Une divinité gauloise protectrice des cavaliers… et des chevaux.

L’équitation, on le sait, est devenue un sport de filles : de nos jours, près de 80 % des cavaliers sont… des cavalières. C’est le cas un peu partout : aux États-Unis, comme en Europe. Et en France, bien sûr, où cela n’a rien de vraiment surprenant : les Gaulois, déjà, vénéraient une femme à cheval. Elle s’appelait Épona.

Les linguistes discernent dans son nom la racine celte epos – équivalent du grec hippos et du latin equus – qui signifie, tout simplement, cheval.

Sur toutes les statuettes, tous les bas-reliefs qui la représentent (on en a retrouvé, à ce jour, plus de deux cents), elle avance vers la droite. Jamais (sauf exception) vers la gauche. C’est peut-être ce qui explique qu’on la voit toujours, assise sur son cheval comme sur une chaise, les deux jambes pendantes du côté droit de sa monture (alors que, dans l’équitation dite « en amazone » les jambes de la cavalière longent son côté gauche).

Épona est la seule divinité gauloise qui ait été adoptée par les Romains. Non seulement ces derniers en ont-ils maintenu le culte en Gaule même, mais ils l’ont exporté aux quatre coins de l’Empire.

Protectrice des cavaliers, des palefreniers, des charretiers, des voyageurs, Épona assurait aussi la protection des chevaux eux-mêmes.

L’écrivain latin Apulée raconte dans ses « Métamorphoses » (IIème siècle après J.-C.) que la déesse était honorée dans les écuries, où son image était parfois ornée de fleurs. Le rôle d’Épona était alors d’assurer la fécondité de l’écurie et, par extension, la prospérité de toute la maisonnée.