Des Hommes et des Chevaux

Des hommes et des chevaux - Episode 17 - Le karabakh

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Le tchovgan, jeu équestre traditionnel pratiqué à dos de chevaux karabakhs

Le Caucase est le berceau de quelques races de chevaux extraordinaires.

Photo : http://www.unesco.org/

En accordant, en décembre 2013, le titre très envié d’élément du patrimoine culturel immatériel de l’humanité à un jeu équestre qui se pratique en Azerbaïdjan, l’UNESCO a attiré l’attention du monde entier sur une race de chevaux peu connue, bien que dotée de nombreuses qualités tant esthétiques qu’athlétiques.

Le jeu en question, appelé tchovgan, est une variante du polo, qui se pratique, sous des formes diverses, dans de nombreux pays. L’originalité du tchovgan est de ne pouvoir se jouer que sur un cheval local, le karabakh. Un joli petit cheval (1 m 50 au garrot), à la robe souvent dorée, dont la vivacité, la maniabilité, la capacité d’accélération font merveille sous la selle des joueurs de cette espèce de polo caucasien.

Sa reconnaissance par l’UNESCO est la bienvenue : elle va encourager les autorités locales à prendre les mesures nécessaires à sa sauvegarde.

Le karabakh n’est pas la seule race d’Azerbaïdjan (il y a aussi le déliboz, le guba, le shirvan) et encore moins de l’immense région où se trouve ce pays, le Caucase. Une chaîne de montagnes où se dresse le plus haut sommet d’Europe (le mont Elbrouz : 5633 m), qui va de la mer Caspienne à la mer Noire, et sépare, en gros, le monde chrétien du monde musulman.

Dans la partie nord, qui appartient à la Russie, se trouvent quantité de haras prestigieux : à Stavropol (où l’on élève un type d’akhal-téké très sportif), à Krasnodar (pur-sang « anglais »), à Pyatigorsk (pur-sang « arabe »).

Le Caucase du nord est également le berceau d’une race épatante, le kabardine (on peut l’appeler aussi kabarde). Né et élevé en altitude, ce cheval (1 m 50 et plus), généralement bai-brun, à la fois endurant et résistant, est un peu le 4 x 4 de l’espèce équine.