Des Hommes et des Chevaux

Episode 3 - Bartabas

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Nuit de Chine - China Night - at the Grand Palais in Paris Crédit : EPA/MAXPPP

Ni du cirque ni du théâtre, mais un peu des deux ; ni de la danse ni de la haute école, mais les deux à la fois : il a créé un genre nouveau.

Pour une fois qu’on en a un, ne rechignons pas à dire notre plaisir et notre fierté : la France possède un des hommes de cheval les plus connus au monde. Il s’est produit partout, et partout il a été ovationné. Au Japon comme aux États-Unis, en Chine comme en Russie, au Mexique comme en Turquie. Il ne prononce pas un mot, mais ce qu’il dit est compris de tous. C’est le langage universel de ceux qui aiment les chevaux.

Bartabas – c’est de lui qu’il s’agit – est l’inventeur, le créateur d’un genre nouveau, une forme de spectacle qui n’est ni du théâtre ni du cirque mais un peu des deux, ni de la danse ni de la haute école mais les deux à la fois. Il y aura, dans l’histoire du spectacle équestre, dans l’art de mettre en valeur les chevaux, un avant et un après Bartabas.

En 1984, il fonde avec son copain Igor (qui ira bientôt voler de ses propres ailes) un drôle de cirque qu’il appelle le théâtre Zingaro. Du nom de son cheval de tête, un beau frison, noir comme du charbon. En trente ans exactement, il y a conçu plus de dix spectacles, tous radicalement différents les uns des autres. C’est cela, en particulier, qu’il faut admirer : sa capacité à se renouveler, sa formidable créativité.

Ce n’est pas tout : en 2003, il accepte de remettre des chevaux, pour la première fois depuis la Révolution, dans les Grandes Écuries du château de Versailles, où il crée une Académie, devenue en 2014 Centre chorégraphique équestre – la première du genre.

Parallèlement, il multiplie les prestations, passant avec une aisance déconcertante (et un succès qui ne se dément jamais) d’un style à l’autre, mais sachant innover dans chaque cas. Chaque fois il invente, il surprend. Et triomphe.