Dessine-moi la terre

Pesticides, non merci !

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Nathalie Grynszpan

Les pesticides ont fait l'actualité cette semaine avec le témoignage d'un apiculteur sur notre antenne qui a trouvé des pesticides interdits sur ses abeilles mortes Les pesticides qui polluent véritablement notre environnement.

Cet apiculteur a découvert que ses abeilles contenaient des molécules interdites provenant de produits sans doute des herbicides. Et si les abeilles les ont ingérées sans doute en butinant les fleurs c'est que les pesticides ont été utilisés dans un rayon de 10 à 15 kilomètres autour des ruches .. on peut donc affirmer qu'en haute savoie, des agriculteurs ou des jardiniers amateurs ou les deux dans plusieurs secteurs du département se fournissent en produits interdits.

C'est déjà une information extrèmement inquiétante. Il y a deux hypothèses : soit des bidons vieux d'une 10 aine d'année de produits qui ne sont plus dans le commerce sont toujours utilisés dans une ignorance de leur interdiction, soit il s'agit d'une démarche volontaire de cultivateurs, maraichers qui vont se fournir par exemple en Suisse au mépris de la réglementation française.

On se croit à l'abri ici en Pays de Savoie parce que nous avons de jolies montagnes et des filières de qualité .. mais rien n'est plus faux. Ce qui se passe dans les grandes régions de culture intensive existe ici aussi chez nous et nos jardiniers amateurs ne sont pas plus vertueux qu'ailleurs.

Des initiatives existent tout de même pour sensibiliser à ce problème, notamment autour des lacs comme le Léman, Annecy ou le bourget parce que l'eau est véritablement empoisonnée par les rejets de pesticides. Les stations d'épuration ne peuvent pas tout et c'est pourquoi les gestionnaires des lacs remontent à la source et tentent de convaincre les communes, les agriculteurs de baisser le niveau des produits phytosanitaires.

Mais quand on demande aux maires pourquoi ils ne souhaitent pas s'engager dans de telles démarches, la réponse est confondante : il existe une culture de la pelouse rase, des bords de route au cordeau. Pire les agents des espaces verts n'ont pas envie de se fatiguer à apprendre de nouvelles techniques.  Résultat, le maire qui veut la paix sociale baisse les bras. C'est le cas dans une commune de l'agglomération chambérienne et sans doute n'est-il pas le seul.

Il n'y a pas de mystère dans la pollution de notre environnement, elle est bien de notre fait à chacun d'entre nous, dans nos pratiques quotidiennes .Ce sont elles que nous devrions interroger  quand nous plantons un rosier sur le balcon et que nous ne supportons pas qu"il ait des pucerons. Bon ceci dit je file cherchez des graines pour mes jardinières.