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Isabelle Baylet préfère émailler ses pièces à mains nues, sans gants, pour mieux sentir la texture de la pièce.
Isabelle Baylet préfère émailler ses pièces à mains nues, sans gants, pour mieux sentir la texture de la pièce. © Radio France - Nolwenn Quioc

La fabrication de la faïence de Martres-Tolosane : du biscuit à la pièce émaillée

Diffusion du mardi 31 octobre 2017 Durée : 2min

Suite de notre série sur la faïence de Martres-Tolosane. Aujourd'hui, on se penche sur la première étape de la fabrication spécifique à cette technique artisanale : la pose de l'émail, en compagnie d'Isabelle Baylet de la boutique "Au Vieux Martres"

Pour fabriquer une pièce de faïence, il faut d'abord de la terre, que l'on façonne à sa convenance. Une fois passée au four, à haute température, la pièce devient orange foncé : c'est ce qu'on appelle le biscuit. C'est sur ce biscuit que la faïencière vient apposer l'émail qui lui donne sa couleur blanc, crème ou jaune, en fonction du colorant.

"On trempe le biscuit dans un bain d'émail, ça donne une petite pellicule blanche qu'on va ensuite pouvoir décorer, explique Isabelle Baylet, faïencière à l'atelier Au Vieux Martres. J'ai une bassine que je remplis d'émail, je tiens la pièce à la main, sans gant, je la trempe et je la ressors immédiatement".

Des pièces en émail attendent d'être peintes dans l'atelier d'Isabelle Baylet, derrière la boutique "Au Vieux Martres" - Radio France
Des pièces en émail attendent d'être peintes dans l'atelier d'Isabelle Baylet, derrière la boutique "Au Vieux Martres" © Radio France - Nolwenn Quioc

Chaque faïencière a sa recette particulière d'émail, mais toutes utilisent les mêmes matières premières : de l'eau, du sel, de l'étain et du sable. "Avant il y avait aussi du plomb, mais maintenant c'est interdit" continue Isabelle. Il faut ensuite laisser sécher la pièce deux ou trois heures avant de commencer à peindre.

Un pinceau en poils d'oreille de vache

Isabelle s'est aménagé un petit bureau pour pouvoir peindre à la lumière, derrière la vitrine de l'atelier. "Je trace d'abord les contours avec un pinceau en poils d'oreille de vache. On se les taille nous-mêmes". Le pinceau d'isabelle, elle l'a depuis ses débuts, lorsqu'elle apprenait l'art de la faïence à la fabrique du Matet, désormais fermée."Il est très ancien ! Si on y fait attention, on peut garder son pinceau pendant des années et des années. Chaque faïencière a son coup de main, et donc son pinceau personnel qui ne se prête pas !"