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Françaises, Français, Portraits

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Françaises, Français, Portraits - Didier Pironi

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Didier Pironi
Didier Pironi © Getty

Je suis né, en Seine-et-Oise, à Villecresnes plus précisément, le 26 mars 1952 sous le prénom de Didier. Papa a eu un autre fils 8 ans avant moi, José, avec la sœur de maman, on est donc à la fois demi-frères et cousins ! On s'entend très bien, nous sommes élevés ensemble.

Il va me transmettre sa passion, les courses de bagnoles. Il roule en Renault 8 Gordini, une vraie bombe cette caisse. Parfois, il me laisse le volant, me conseillant sur les gestes, les trajectoires, le freinage, c'est un moniteur hors pair.

Fort de cet apprentissage, à 20 ans je participe à mon 1er Tour de France automobile. J'enchaîne les victoires et monte les catégories. Formule 3, Formule 2, mais mon rêve c'est bien évidemment l'épreuve reine de la discipline, à savoir la Formule 1. Je côtoie déjà les monstres sacrés des circuits et j’accède enfin au paddock avec l'écurie Tyrrell. Je continue avec une Ligier, avec laquelle je gagne mon 1er grand prix. Puis c'est l'aventure Ferrari. 1982 je suis au top, sur le bitume, mais aussi en dehors, je suis le porte-parole des pilotes quant à la sécurité. Ça n’empêche pas mon coéquipier Gilles Villeneuve de se tuer lors d'essais, ni l'italien Riccardo Paletti qui m'emboutit alors que je cale sur la grille de départ. Puis c'est à mon tour, aux essais du Grand Prix d'Allemagne, il pleut, je ne vois rien, j'emboutis Prost, ma monoplace s'envole dans les airs, retombe sur le nez, me brisant les 2 jambes, 5 courses avant la fin du championnat. J'ai tellement d'avance que je finis quand même second, je suis sacré vice-champion du monde sans être remonté dans ma Ferrari qui remporte tout de même le titre des constructeurs. Je n'y remonterai plus jamais d'ailleurs.

Je me reconvertis alors dans les courses de bateaux offshore, la vitesse, toujours la vitesse. Mais le 23 août 1987 en compagnie de 2 amis, au large de l’île de Wight, notre bateau se retourne à une allure vertigineuse. Nous mourons tous sur le coup. J'ai 35 ans.

Moi, Didier Pironi.