Replay du lundi 1 mai 2017

Françaises, Français - Bourvil

C’est en Seine-Maritime à Prétot-Vicquemare, très précisément que je vois le jour le 27 juillet 1917, sous le nom d’André Robert Raimbourg. Papa et maman sont agriculteurs. Moi je commence des études pour être instit, et suis un enfant de cœur turbulent.

Bourvil
Bourvil © Getty

A l’armée mes potes de chambrée me persuadent de tenter un radio crochet sous le pseudo d’Andrel en hommage à mon idole, Fernandel. Je le gagne.
Devenu apprenti boulanger, mon cousin qui bosse dans le music hall à Paris, me permet d’entamer une carrière qui débute par des imitations de mon héros, à tel point qu’on me surnomme le Fernandel normand. C’est en l’ayant vu sur scène que j’ai décidé de faire ce métier.
Le cinoche fait enfin appel à moi, tout d’abord dans des rôles de nigaud et de naïf souvent opposé à De Funès, les français m’adorent. Avec lui, Gabin et Fernandel, je fais partie des acteurs qui ont attiré le plus grand nombre de spectateurs, 205 millions pour ma part !
Mais je ne suis pas que drôle, même si « La Grande Vadrouille » ou « Le Corniaud » en sont des exemples, mon registre est bien plus grand, je peux faire le salaud fini, Thénardier dans « Les Misérables » ou le commissaire de police dans « Le Cercle Rouge ».
Profondément épris de culture, je vis à la campagne à côté de Brassens à qui je conseille des lectures.
C’est lors d’une chute de mon fameux vélo, que transporté d’urgence à l’hosto, on me découvre un cancer des os. Je laisse ma carrière en pleine gloire, le 23 septembre 1970 à Paris, à 53 ans à peine.

Moi Bourvil.

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