Replay du mercredi 31 mai 2017

Françaises, Français - Charles Gounod

Moi, c’est Charles-François, né à Paris le 17 juin 1818. Papa est prof de dessin, et maman est une brillante pianiste. Je suis donc bon en dessin et au piano, normal non ?

Charles Gounod
Charles Gounod © Getty

Je commence par le Conservatoire, puis j’obtiens le grand prix de Rome pour une cantate. Durant mon séjour à la villa Médicis je découvre la religion, Beethov, et surtout Mozart à qui je voue un véritable culte.
Je veux moi aussi être un très grand compositeur, je bosse comme un malade, et je me dis qu’avec l’aide du Tout Puissant ça peut pas faire de mal. J’embrasse donc en parallèle une carrière ecclésiastique. Je prends un poste d’organiste dans une église.
C’est alors que je rencontre la cantatrice que tout le monde s’arrache, Pauline Viardot, qui m’initie au théâtre. Mais bien sûr, c’est ça qu’il faut faire si on veut exploser !
Je compose dans la foulée, mon Faust, mon Roméo & Juliette, des symphonies, c’est un carton. Mais quand les schleus nous envahissent déjà en 1870, je suis accablé par l’état de mon pays, me trouvant alors en Teutonie, je ne peux rester sous le drapeau ennemi, je m’exile alors en Angleterre.
Là, je prends pour maîtresse une folle qui me fait bosser comme un malade, intenter des procès à mes éditeurs, refuser tous les postes intéressants. Fatigué, et dégoûté de l’échec de mon « Polyeucte » auquel je tiens tant, j’apparais une dernière fois en public en 1890, heureusement c’est un triomphe, qui reprend toute mon œuvre ! Mon Dieu que ça fait du bien.
Je disparais à Saint-Cloud, le 17 octobre 1893, à 75 printemps. A mes obsèques, ce ne sont pas moins que Saint-Saëns et Fauré qui mènent les orgues !

Moi, Charles Gounod.

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