Replay du mercredi 28 juin 2017

Françaises, Français - Claude Nougaro

C’est dans la Ville rose que je vois le jour le 9 septembre 1929. Papa est chanteur d’Opéra et maman une pianiste reconnue, mes grands-parents, eux, chantent dans une chorale.

Claude Nougaro
Claude Nougaro © Getty

Que vais-je faire, moi Claude, d’après vous ? Eh bien oui, je vais chanter, écrire, faire danser le jazz et la java.
J’écris tout d’abord pour le grand Georges Brassens, c’est lui, le 1er qui me pousse à écrire de la poésie, romantique et humoristique. Je me lance, je fais s’aimer un coq et une pendule, je cours après une petite fille en pleurs, ou je magnifie ma Ville.
Je rencontre l’homme qui va m’aider à mettre en musique mes textes, Maurice Vander, pianiste génial de jazz, c’est l’histoire d’amitié d’une vie, et une fidélité exemplaire.
Discret dans la vie, j’aime faire danser les mots sur des rythmes latins ou africains, je règle les moindres détails, peaufine moi-même les arrangements, et ne connais aucun temps mort durant ma carrière.
Je me paie même le luxe d’aller aux États-Unis enregistrer un album radicalement différent, son succès prouve que je suis aussi capable de tenter le diable, et de l’attraper par la queue !
Mon accent qui roule comme un torrent de cailloux, et que je n’ai jamais voulu perdre, est ma marque de fabrique, l’authenticité, plutôt que le superficiel.
Ce n’est que la maladie qui ralentit et stoppe ma poésie, qui a fait de moi un incontournable du monde de la musique, le 4 mars 2004 à 74 ans, à Paris. Ô mon Toulouse, que tu es loin mon pays, que tu es loin !
Moi, Claude Nougaro.

Mots clés: