Replay du vendredi 23 juin 2017

Françaises, Français - Evariste Galois

C’est à Bourg-la-Reine qu’un génie absolu voit le jour le 25 octobre 1811…ha ben oui c’est moi, Evariste, déjà avec un prénom pareil, je suis forcément unique.Jusqu’à 11 ans, c’est maman, juriste et bonne catho, qui me fait l’école.

Evariste Galois
Evariste Galois © Getty

J’entre ensuite au collège, où brillant quand je le veux en Grec et Latin, je m’ennuie profondément dans les autres matières qui ne m’intéressent pas. En revanche ma rencontre avec les maths va être un véritable déclic dans ma vie. Je passe mon temps à lire et comprendre les grands mathématiciens passés et présents, pour moi c’est clair comme de l’eau de roche.
J’échoue néanmoins par 2 fois à l’examen d’entrée à Polytechnique, je me rabats alors sur la prépa, et rédige un mémoire de mes travaux sur les équations destinées à l’Académie des Sciences, pas de bol ils le perdent ces cons !
Républicain forcené, je m’oppose au directeur de l’établissement, et entre dans un cercle secret qui se bat contre la monarchie de Louis-Philippe. Emprisonné à 2 reprises, je rédige un nouveau résumé de mes travaux jugé incompréhensible par le jury…ben c’est normal, cette société préfère privilégier les médiocres plutôt que les génies, et vous êtes des médiocres !
Je suis radical, mes recherches se portent donc naturellement sur les radicaux en mathématiques.
Je n’ai pas le temps d’aller plus loin, car provoqué en duel par de soi-disant patriotes à cause d’une histoire de cul, je me fais flinguer à 20 ans à peine, le 31 mai 1832 à Paris.
Ce n’est que plusieurs années plus tard, que redécouvrant mes travaux, on me considère comme l’élément déclencheur des mathématiques modernes, dont Grothendieck sera adepte, un révolutionnaire universel de la libre pensée scientifique.
Moi, Évariste Galois.

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