Les séries France Bleu

Françaises, Français

14h45

François de La Rochefoucauld
François de La Rochefoucauld © Getty

Françaises, Français - François de la Rochefoucauld

Diffusion du jeudi 2 mars 2017 Durée : 2min

C’est le 15 septembre 1613 à Paris, que sous le sobriquet de François VI, duc et prince de Marcillac je vois le jour. Issu de l’une des familles les plus illustres de la noblesse française, je n’aurai pas trop à bosser ni à me prendre la tête pour vivre.

Du coup faut bien s’occuper, j’intrigue très vite au sein de la Cour. Je participe au complot qui veut faire tomber Richelieu, ça rate, je finis à la Bastille 8 jours. J’opte alors pour l’exil et me retire sur mes terres.

J’épouse Andrée, riche héritière, elle me donne 7 moutards. Quand le cardinal claque, remplacé par l’autre cardinal, je réintègre la cour, mais Mazarin ne m’aime pas beaucoup non plus ! Pendant la Fronde, je prends le parti de la révolte des nobles. Blessé à maintes reprises, je manque de perdre la vue.

Je m’assagis alors, et commence à fréquenter les salons, c’est moins risqué, quoique…Mesdames de Sévigné, Sablé et La Fayette sont mes camarades de joutes verbales. Mes Mémoires publiées sans mon accord, font un véritable scandale, mes amis se sentent trahis par ce que j’écris sur eux, à tel point que très courageusement je suis obligé de nier la paternité de l’ouvrage. Plus tard, mes « Maximes » où je dénonce les apparences de la vertu, font instantanément de moi l’un des plus grands hommes de lettres et me permettent d’être considéré comme un des moralistes de haute valeur. La Fontaine me consacre même une de ses fameuses fables, « L’homme et son image », et c’est de Bossuet en personne que je reçois l’extrême onction, pas mal pour un début d’existence de paria non ? Faut dire que contrairement à ses cardinaux, le Roi Soleil m’aime bien, lui, ça aide !

C’est à 66 ans, dans la capitale, que le 17 mars 1680, je mets en pratique l’une de mes maximes, « La vie est une maladie sexuellement transmissible, dont la seule issue connue, est la mort »

Moi, François de la Rochefoucauld