Replay du lundi 24 avril 2017

Françaises, Français - Jean Mermoz

C’est dans l’Aisne à Aubenton que le 9 décembre 1901, Jules et Gabrielle me prénomment Jean, à mon arrivée dans ce monde. Après leur divorce et des études on ne peut plus classiques, je m’engage dans l’aviation sur les conseils d’un pote chanteur d’opérette.

Jean Mermoz
Jean Mermoz © Getty

Alors pourquoi un chanteur d’opérette me conseille-t-il, d’aller faire de l’avion hein ? Ça n’a aucun intérêt, alors poursuivons !
Je commence donc par me taper 600 heures de vol en Syrie, me crashe dans le désert, rentre en France et démissionne de l’Armée, je ne les supporte plus. Le problème c’est que j’ai plus de taf du coup, donc plus de ronds, je sombre au fond du trou ! Jusqu’à ce que Latécoère face appel à moi comme pilote pour transporter le courrier. C’est à Toulouse que je commence à rallier l’Afrique dans un 1er temps. Je me crashe à nouveau dans le désert, bon ben oui j’aime bien les déserts et alors ?
Puis c’est l’aventure Amérique du Sud. A cette époque nos coucous sont pas au top, franchir les montagnes est une gageure. C’est lors d’un atterrissage forcé dans la Cordillère des Andes, que je réussis à redécoller en lançant mon zinc dans le précipice afin de prendre de la vitesse ! Je suis le 1er à ouvrir la ligne, France-Dakar- Amérique du Sud, entièrement aérienne.
Je trouve le temps de participer à la création du Parti Social Français, à droite, mais social, et antinazi. Notre slogan, Travail, Famille, Patrie sera néanmoins repris par le régime de Vichy.
Le 7 décembre 1936 à 10h43, à 2 jours de mes 35 ans, mon copilote lance à la radio « Avons coupé moteur arrière droit »…..ce sera le dernier message de notre Latécoère 300 dont on ne retrouvera jamais aucune trace !
En hommage, des écoles, bâtiments, aéroports, rues, portent mon nom sur les 3 continents.

Moi, Jean Mermoz.

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