Replay du mercredi 7 juin 2017

Françaises, Français - Louis Réard

C’est à Lille en 1897, désolé on a pas plus précis, que j’apparais et vais passer à la postérité. Papa et maman tiennent une boutique de vêtements, ils me donnent Louis comme petit nom. Passionné de bagnoles, je commence ma carrière chez Peugeot comme designer.

Louis Réard
Louis Réard © Getty

Mais ça se passe pas top, du coup je migre à Paris rejoindre la famille, qui s’est agrandie, dans un immeuble de 4 étages, et fais des pullovers.

Je me mets à la confection, et décide de tirer la bourre à un certain Jacques Heim. Il sort un maillot de bain pour femme l’« Atome », mais il va pas au bout de son truc, je vais le défoncer. Le mien est constitué de 2 triangles renversés pour couvrir les seins, et d’un autre qui couvre le mont de Vénus, personne avant moi n’a autant dévoilé le corps des femmes. Je le sors le 20 juin 1946. Scandale immédiat, indécence, vulgarité, interdiction. Quand le 1er juillet, les Ricains font leur essai nucléaire dans le Pacifique, le coup de pub est phénoménal pour mon morceau de tissu ! il reste néanmoins banni des plages européennes.

C’est grâce à un de mes modèles qu’Ursula Andress arbore dans le James Bond contre Dr No, et qui se vendra aux enchères 60 000€ en 2000, que mon « Bikini » déferle sur la planète dans les années ‘60 ! L’émancipation des femmes fait le reste !

Dalida lui rend même hommage dans sa chanson « itsi bitsi, petit Bikini ».

Je fais aussi sensation, avec une voiture représentant un yacht, qui sur la caravane du Tour de France, présente des filles vêtues de mes maillots, dans le cockpit arrière.

Je déménage à Lausanne, où j’y meurs le 16 septembre 1984, à 87 ans.

Moi, Louis Réard.

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