Replay du jeudi 27 avril 2017

Françaises, Français - Pauline Garcia Viardot

Mon père, Manuel Garcia est ténor et un des créateurs du Barbier de Séville, ma sœur est cantatrice, et maman m’apprend la musique, je vais donc tout naturellement devenir… chauffeur poids lourd……

Pauline Garcia Viardot
Pauline Garcia Viardot © Getty

Mais non, je déconne, cantatrice bien sûr ! Pauline née à Paris le 18 juillet 1821.
C’est Franz Liszt qui commence mon éducation pianistique. A 16 ans je donne mon 1er récital et à 17 je chante dans l’Otello de Rossini. Paraît que je suis moins douée que ma sœur, ouais mais bon elle est morte, alors vous ferez avec moi et puis c’est tout ! En plus je la surpasse grave au niveau du jeu de scène et de l’interprétation. Je maîtrise 2 octaves et une quinte, les pros apprécieront, ainsi trois genres de voix qui ne se trouvent jamais ensemble, le contralto, le mezzo-soprano, et le soprano.
Et je vous laisse juger des « zicos » qui bossent avec moi : Berlioz crée une version d’Orphée pour moi, Gounod compose « Sapho » en mon honneur, St Saëns me dédie son Samson et Dalila, et Chopin reste sur le cul quand il me voit jouer du piano ! Tout le monde me veut et m’admire.
J’achète la partition originale du Don Giovanni de Mozart sacrifiant ma fortune pour cela, et je le chante à St Pétersbourg.
J’arrête la scène et me consacre à l’écriture d’opérettes, à l’enseignement du chant, mais que pour les filles, et à l’encouragement de petits jeunes prometteurs, Gounod, Fauré, Massenet !
Je suis considérée comme UNE génie musicale et théâtrale, oui j’ai décidé en accord avec moi-même de féminiser le mot génie, Il n’y a pas de raison ! Je m’éteins à 88 printemps, le 18 mai 1910 à Paris.

Moi, Pauline Garcia Viardot.

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