Replay du lundi 26 juin 2017

Françaises, Français - Raymond Kopa

Mes grands-parents, les Kopaszewski ont immigré de Pologne au Pas-de-Calais après la guerre en 1919, mes parents sont donc déjà français, quand ils me prénomment Raymond à ma naissance, à Noeux-les-Mines, le 13 octobre 1931.

Raymond Kopa
Raymond Kopa © Getty

Comme son nom l’indique, à part bosser dans la mine, Il n’y a pas grand-chose à faire dans ce patelin ! Si, jouer au foot si on aime ça, et moi, j’aime ça. Je joue le matin à la récré, le midi dans le jardin de la maison, le week-end chez la famille, le soir dans la rue avec les potes. Et comme je m’écrase les doigts de la main dans la mine à 16 balais, on m’en ampute une partie, fini la mine, bonjour le foot !
Je vole durant l’occupation Allemande, le ballon avec lequel les nazillons jouent sur le terrain communal, c’est mon acte de résistance !
En ‘49, mes entraîneurs me poussent à participer au Concours national du meilleur joueur, je finis à la 2ème place.
C’est dans le club d’Angers que je débute ma carrière. Mes dribbles magiques me font intégrer Reims avec qui je remporte plusieurs titres nationaux. Le mythique Réal de Madrid me débauche alors pour 3 saisons, résultat : 3 Coupes d’Europe, et 2 championnats d’Espagne remportés !
Évidemment sélectionné en équipe nationale, je participe à 2 Coupes du monde, ‘54 et ‘58. Je suis même le 1er français à obtenir le Ballon d’or, et je suis élu meilleur joueur du Mondial 1958.
Lors du 1er championnat d’Europe des Nations de football organisé en France en 1960, blessé, j’aide mon équipe à se qualifier.
En fin de carrière, je me mets au tennis, avec mon ami Just Fontaine, je lutte contre la Fédération pour libérer les joueurs de leurs contrats à vie avec les clubs, et je crée ma marque d’équipement sportif.Je joue au foot jusqu’à 70 ans, et à ma mort, le 3 mars 2017 à Angers à 85 balais, la FIFA et le monde du sport me rendent un hommage unanime !
Moi, Raymond Kopa.

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