Histoire en Touraine

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Tours 1657 - Île Saint Jacques - gravure de Mérian (détail)
Tours 1657 - Île Saint Jacques - gravure de Mérian (détail) - Bibliothèque municipale de Tours

L'île St Jacques, une île fantôme sur la Loire.

Diffusion du mercredi 6 novembre 2019 Durée : 4min

C'est en 1765 que commence la destruction de l'île Saint Jacques, avec l'expulsion de 700 à 900 habitants pour construire un pont (actuel pont Wilson) poursuivant la perspective de la nouvelle rue Royale et l'axe nord-sud.

Des îles, les Tourangeaux sont habitués à en fréquenter. Les deux plus importantes, l'île Simon et l'île Aucard, connaissent depuis longtemps les activités humaines les plus diverses. Si la première reste habitée jusque dans les années 1960, la seconde l'est toujours. Mais il existait une troisième, encore plus proche de Tours et qui a entièrement disparu. Elle s'appelait l'île St Jacques . Elle était essentiellement occupée par des mariniers mais aussi haleurs, débardeurs ou pêcheurs, tous demeuraient face aux ports Foire-le-Roi et de l'Ecouerie, à l'emplacement de l'actuelle place Anatole-France.

L'île était assez vaste pour loger entre 700 et 900 personnes. Mais dès le début du XVIIIe siècle apparaît le projet d'un pont qui poursuivrait la perspective de la nouvelle rue Royale et servirait d'entrée majestueuse à Tours, côté nord. Seul ombre au tableau, l'existence de l'île St Jacques. C'est alors que les ingénieurs ont une idée lumineuse cumulant les avantages : le pont sera à tablier plat, il faut donc le même niveau entre les deux rives. Or, celle de Tours est nettement plus basse, du fait des ports qu'elle abrite. En détruisant l'île et en se servant de la terre et des sédiments pour combler la différence de hauteur des berges, tout serait réglé. Dès 1765, tous les habitants sont expulsés et le démantèlement de l'île St Jacques commence.