Replay du lundi 25 février 2019

Ernest Pérochon, de Courlay au Prix Goncourt

Il y a 134 ans, un homme de lettres est né à Courlay, dans les Deux-Sèvres.

Avant d'être écrivain, Ernest Pérochon a été instituteur
Avant d'être écrivain, Ernest Pérochon a été instituteur © Maxppp - Ale Ventura 6PA/MAXPPP

Nous sommes à Courlay, au hameau de la Tour Nivelle plus précisément, dans le Bocage Deux-Sèvrien. En 1885 une école publique y est construite  Le 24 février de cette même année Ernest Pérochon voit le jour dans la ferme du Tyran, à deux pas de l'école. Le jeune Ernest fait ses premiers pas d'écolier à la Tour de Nivelle. Son instituteur, M. Martin dit de lui qu'il est un élève très intelligent et devrait réussir, surtout en maths. L'avenir en décidera autrement.

Instituteur de la République

En 1897, le futur écrivain est élève à l'École Primaire Supérieure de Bressuire. Il rentre ensuite à l’École Normale de Parthenay afin de devenir instituteur de la République. En 1903, il est en poste comme adjoint à Courlay. Ses premiers textes paraissent ensuite dans le bulletin de l’amicale des instituteurs des Deux-Sèvres. Il publie également deux recueils de poésies à compte d'auteur, chez Clouzot à Niort. Ernest Pérochon y décrit son amour pour le monde paysan.

Premier roman

En 1912, il débute l’écriture d’un premier roman, intitulé Les Creux de Maisons. L'auteur y met en lumière les conditions difficiles des paysans et de leurs enfants Cette histoire paraît sous forme de feuilletons dans le journal l’Humanité. Sa  participation à la Première Guerre mondiale est ensuite de courte durée. Suite à une attaque cardiaque, Ernest Pérochon est rapidement rapatrié à Parthenay.

Prix Goncourt

Après la guerre, l’instituteur reprend du service. En 1920, il publie un nouveau roman à ses frais. Il l’intitule Nêne. C'est un coup de maître. Le  Prix Goncourt lui est décerné pour cet ouvrage. Ernest Pérochon quitte alors l'enseignement à la rentrée 1920 et s'installe à Niort. Il publie par la suite des romans ancrés dans l’univers poitevin contemporain ou historique et des manuels scolaires de français.

Un musée école

Au début de la Seconde Guerre mondiale, il refuse d'écrire dans la presse collaborationniste. Il est menacé par le préfet et surveillé par la Gestapo. Il décède finalement  d'une crise cardiaque le 10 février 1942. Aujourd'hui, le musée École de la Tour Nivelle à Courlay, continue de rendre hommage à son illustre élève