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Histoires du Poitou avec Patrick Sitaud

Du lundi au vendredi à 7h22, Rediffusion à 12h10

La Grande Guerre côté Poitiers
La Grande Guerre côté Poitiers

La Grande Guerre côté Poitiers L’accueil des blessés

Diffusion du mardi 6 novembre 2018 Durée : 2min

A l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, les Histoires du Poitou de Patrick Sitaud nous font revivre La Grande Guerre côté Poitiers, alors que les premiers blessés arrivent dans la ville.

Le conflit avec l'Allemagne à peine déclaré, les nouvelles du front arrivent avec leur lot de tragédie. Le premier officier poitevin à trouver la mort est ainsi Marie Frédéric Paul de Mascureau. Ce chef d’escadron de cavalerie est tué à Marville, dans la Meuse, dès le 10 août 1914. Les combats font également de très nombreux blessés. Poitiers se transforme alors en un immense hôpital afin d’accueillir ces soldats touchés dans leur chair.

Premier convoi dès le 23 août 1914

Il est presque 19h en ce dimanche d'été, quand le train s'arrête en gare. A son bord, se trouvent des hommes du rang mais également plusieurs officiers, blessés dans ces toutes premières semaines de guerre. Un service d'ordre important a été déployé alentour. Il faut dire que le public est venu nombreux assister à ce premier retour du front. Les trottoirs des boulevards du Grand Cerf, Pont Achard et Solférino sont pris d'assaut. Le débarquement des soldats blessés laisse apparaître leurs corps meurtris. Au passage du convoi, la foule applaudit. Des automobiles, mais aussi des voitures à cheval et le tramway ont été réquisitionnés afin de les transporter vers les hôpitaux.

Des hôpitaux dans toute la ville

Si l’hôpital de référence pour Poitiers est l’Hôtel-Dieu, avec ses 384 lits, le besoin en établissements complémentaires se fait rapidement ressentir. Des hôpitaux temporaires sont ainsi répartis dans différents lieux. Le Lycée des garçons, actuel collège Henri IV, ou l'école normale d’instituteurs, dans la rue du Doyenné, sont alors notamment transformés afin d'accueillir le flot grandissant de blessés. En 1915, le nouvel hôtel des Postes, tout juste terminé, est à son tour réquisitionné pour y accueillir un hôpital. Au-delà des soins apportés aux blessés, les autorités s’occupent également de leur santé mentale. Des concerts, du théâtre ou des spectacles de danses sont ainsi organisés, afin d'apporter un peu de distraction à ces combattants marqué à jamais par cette Grande Guerre bien partie pour durer.