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Histoires du Poitou avec Patrick Sitaud

Du lundi au vendredi à 7h22, Rediffusion à 12h10

La Grande Guerre côté Poitiers
La Grande Guerre côté Poitiers

La Grande Guerre côté Poitiers L’accueil des réfugiés

Diffusion du mercredi 7 novembre 2018 Durée : 2min

A l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, les Histoires du Poitou de Patrick Sitaud nous font revivre La Grande Guerre côté Poitiers, alors que les poitevins accueillent des réfugiés.

Dés l'été 1914, le champ de bataille de la Grande Guerre jette sur les routes de nombreuses familles de réfugiés. Le Nord et l’Est de la France sont particulièrement touchés par cet exode. Des Belges, des Russes, des Polonais et des Italiens se retrouvent également au cœur de ce déplacement massif de la population. A l'arrière du front, l'accueil de ces réfugiés s'organise. La Vienne et notamment Poitiers participent à cet effort de guerre.

Premiers réfugiés dès le mois d'août

Après les premiers soldats blessés, la gare de Poitiers voit ainsi arriver ces populations déracinées, dès le mois d'août. Ils débarquent après un voyage de plusieurs jours, qui les a éloigné des horreurs de la guerre. Fatigués, démunis de tout, ils sont ainsi très nombreux à arriver dans cette zone de repli poitevine. Le dénuement de ces dizaines de personnes ne laisse pas les poitevins indifférents. A commencer par le Préfet de la Vienne, Antoine Marty, qui organise un service spécial pour  leur venir en aide et les réconforter dans leur détresse. Ils sont ainsi placés dans des cantonnements mais sont libres d'aller et de venir.

Employés dans les champs ou les industries

Cette démarche permet également aux réfugiés de travailler pour remplacer les mobilisés dans les champs ou les industries.  Près de 2 000 émigrés se retrouvent ainsi à assurer la continuité du travail agricole et industriel du département. Certains sont affectés au battage des grains ou à la culture dans les champs. D'autres travaillent dans les boulangeries. Les réfugiés retrouvent ainsi quelques repères dans cette période de grand trouble. Pour les cultivateurs et autre propriétaires de commerces, cette main-d’œuvre est accueillie à bras ouverts. Poitiers se montre également particulièrement sensible au sort des enfants réfugiés originaires de Serbie. Dès 1915, des écoliers serbes sont ainsi accueillis dans des familles et des écoles de la ville. Une vague de solidarité que les poitevins mettront un point d’honneur à cultiver tout au long du conflit.