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Histoires du Poitou avec Patrick Sitaud

Du lundi au vendredi à 7h22, Rediffusion à 12h10

La Grande Guerre côté Poitiers
La Grande Guerre côté Poitiers

La Grande Guerre côté Poitiers Le ravitaillement

Diffusion du jeudi 8 novembre 2018 Durée : 2min

A l'occasion du centenaire de la Première Guerre mondiale, les Histoires du Poitou de Patrick Sitaud nous font revivre La Grande Guerre côté Poitiers, alors que le ravitaillement s'organise.

Dès le début de la guerre, la question du ravitaillement se pose. La gare de marchandises de Poitiers devient ainsi une station magasin . 9 600 m² sur les 10.000 m² des entrepôts y sont affectés aux besoins de cette infrastructure dédiée au ravitaillement. Depuis le début de la guerre, 1 800 wagons de marchandises sont ainsi entrés en gare de  Poitiers pour alimenter la station magasin. Organisée par l’autorité militaire, elle sert à ravitailler les armées sur le front. Quatre trains comptant de 150 à 200 wagons de marchandises partent ainsi quotidiennement.

Des tonnes de denrées

Dans les hangars, les denrées s'accumulent. On y trouve notamment des sacs de sucre ou de riz, du pain de guerre, des récipients de graisse, des fûts de vin et d'eaux de vie. Une quantité impressionnante de produits médicaux et du matériel divers y sont également stockés. Le tout représente une valeur approximative de dix millions de francs. Le foin, la farine et l’essence ont été stockés ailleurs par manque de place à la gare. Ces denrées sont ainsi sont entreposées aux Sables.

Priorité au ravitaillement des troupes

Seuls 400 m² de la station magasin sont réservés au commerce local. Les livraisons pour l'armée se font ainsi aux dépens des commerçants et industriels de la ville. Les conséquences économiques se font rapidement ressentir. Commerçants et industriels voient leur activité ralentir. Ils n’arrivent notamment plus à écouler leurs produits. Ils sont également petit à petit privés des marchandises nécessaires au bon fonctionnement de leurs activités. Les commerçants et industriels de Poitiers font alors une demande auprès du chef militaire de la gare. Ils souhaitent que le trafic ferroviaire soit à nouveau libre ou au minimum entrouvert, pour permettre une reprise au moins partielle de l’expédition de leurs produits. La réponse de l'autorité militaire est négative. On explique aux acteurs économiques de Poitiers, que les besoins de la défense nationale sont prioritaires.