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Histoires du Poitou avec Patrick Sitaud

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Village de France
Village de France © Getty

Le château de La Meilleraye à Beaulieu-sous-Parthenay

Diffusion du jeudi 31 janvier 2019 Durée : 2min

Beaulieu-sous-Parthenay, en Deux-Sèvres. abrite les ruines du château de La Meilleraye.

Les ruines qui subsistent aujourd'hui de ce monument traduisent mal l'importance et le faste qu'a pu connaître ce château, notamment au 17 ème siècle. La Meilleraye est ainsi le berceau de l'une des trois plus grandes familles locales de haute noblesse. Une histoire qui débute par la présence d'un petit manoir féodal qui dépend de la baronnie de Parthenay, Au 15 ème siècle, il est la propriété de la famille Liniers. A cette époque, il passe entre les mains des Marafin.

Acheté par les De la Porte

Le destin du site suit en fait le court de l'histoire d'une famille. En 1574, le manoir est ainsi acheté par Jean de la Porte, apothicaire à Parthenay. C'est son neveu, Charles Ier de la Porte, qui va donner le point de départ de la métamorphose des lieux. Il hérite du manoir en 1585. Il faut attendre l'an 1620 pour que la construction du nouveau château débute. Son fils, Charles II de la Porte, maréchal de France et duc de La Meilleraye poursuit son œuvre. Il entreprend de grands travaux d'embellissement autour du corps de bâtiment.

A la cour du roi

La génération suivante connaît tout d'abord les faveurs de l'époque. En 1661, le fils du duc de la Meilleraye, Armand Charles, épouse Hortense Mancini, nièce du cardinal Mazarin. Il mène alors un train de vie princier. A la mort de son père en 1664, il hérite également de toutes ses charges et notamment celles à la cour de France. Armand Charles connaît ensuite une série de mésaventures. Il perd la faveur royale et sa femme, Hortense, le quitte. En 1673, Armand Charles se retire à La Meilleraye, loin du tumulte de la cour. Il y décède en 1713.

Traces d'une épopée familiale

Deux générations plus tard, la famille abandonne définitivement La Meilleraye. En piteux état, le château  est vendu en 1776 au comte d'Artois. Après la Révolution, La Meilleraye est vendue comme bien national. Le château n'aura alors de cesse de se détériorer. Les ruines qui en restent à notre époque témoignent malgré tout de cette épopée familiale qui s'est déroulée à Beaulieu sous Parthenay.