Histoires du Poitou avec Patrick Sitaud

Du lundi au vendredi à 7h22, Rediffusion à 12h10

Village de France
Village de France © Getty

Lumières sur l'histoire d'Amailloux

Diffusion du lundi 24 septembre 2018 Durée : 2min

Il y a 90 ans, la commune d'Amailloux dans les Deux-Sèvres, vivait les débuts de son électrification.

Il faut en effet remonter à l'année 1928 pour assister à l'un des premiers pas de la fée électricité dans les rues d'Amailloux. A la tombée de la nuit, les Amaliennes et les Amalliens peuvent ainsi profiter de l'éclairage des trois lampes qui sont alors installées dans le bourg. L'année suivante, l'éclairage électrique fait son apparition dans l'église.. Le début des années 30 est marqué par la poursuite du déploiement de l’électrification dans les hameaux de la commune. Les habitants de Puyravault, en 1930, et ceux de la Guillère, Fougerit et La Roche en 1931, peuvent à leur tour contempler les bienfaits de l'éclairage électrique.

Des origines animales ?

L'origine  du nom de la commune remonte à l'occupation romaine Cette partie des Deux-Sèvres est alors connue sous le nom d'Animalya qui signifie animaux. On ne sait pas trop pourquoi cette référence au monde animal a été retenue. Sur cette lancée, on retrouve  le village sous le nom d'Amallo en 1095. Le nom évolue ensuite au fil des décennies pour parvenir à celui qu'on connaît aujourd'hui.

Victime des Guerres de Vendée

La fin du 18 ème siècle marque cruellement l'histoire de la commune. Les Guerres de Vendée, opposant les républicains aux troupes Vendéennes, contre révolutionnaires,  font rage. En 1793, un des châteaux du village est ainsi réquisitionné par les généraux vendéens Lescure et la Rochejacquelein. Ils y entreposent des munitions. Amailloux entre alors tragiquement dans l'histoire. Accusé d'avoir prêté main-forte aux vendéens, le maire d' Amailloux, Louis Fradin, comparait devant le tribunal des Deux-Sèvres Le 17 novembre 1793, il est condamné à mort et  est décapité le lendemain sur la place de la brèche, à Niort. Après avoir été vidé de ses meubles, le bourg est également incendié par les troupes révolutionnaires du général Westermann. Quelques bâtiments échappent au feu. L'église et le presbytère, une partie du château et un vieux logis sont les seuls bâtiments qui restent encore debout après l'incendie. Des traces du passé qui rappellent encore aujourd'hui ce sinistre épisode de l'histoire locale.