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Histoires du Poitou avec Patrick Sitaud

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A Mauprévoir, le verger du Père Eugène compte près de 200 rosiers
A Mauprévoir, le verger du Père Eugène compte près de 200 rosiers © Maxppp - Odilon Dimier AltoPress / Maxppp

Mauprévoir, entre rails et verger

Diffusion du mardi 14 mai 2019 Durée : 2min

Entre histoire du rail et d'un verger, la commune de Mauprévoir, dans la Vienne. dévoile les coulisses de son territoire.

Nous embarquons tout d'abord pour un voyage dans le Mauprévoir du 19 ème siècle. La commune, implantée à une cinquantaine de kilomètres au sud de Poitiers, vit alors au rythme du développement du chemin de fer. En 1872, le Conseil Général de la Vienne vote ainsi une résolution indiquant le tracé de la ligne d’intérêt local qui doit relier Saint-Saviol à Lussac-les-Châteaux La  ligne est déclarée d’utilité publique en 1879. Le tronçon qui relie Charroux à Lussac-les-Châteaux est mis en service le 10 août 1891.  

Une pétition qui change tout

Le tracé initial devait passer près du bourg de Mauprévoir. Mais une pétition en décide autrement. Situées à une dizaine de kilomètres au nord de Mauprévoir les communes de Payroux et Joussé,  en sont à l'origine. Elles veulent elles aussi être desservies par le chemin de fer. Les deux communes finissent par l'emporter. Le tracé est revu. La ligne passe finalement à mi-chemin entre les communes, au nord de Mauprévoir; près  des fours à chaux de L’Âge Pariolle La gare est construite au lieu dit Logerie.  La ligne est nationalisée en 1937 avec la création de la Société Nationale des  Chemins de Fer français. Le transport des voyageurs fonctionne jusqu’en 1939 Le transport de marchandises se poursuit pour sa part jusqu’en 1969. La même année la ligne Saint-Saviol–Lussac-les-Châteaux ferme, mettant un terme à cette aventure ferroviaire.

Le verger du Père Eugène

A peu près à la même époque une autre aventure débute à Mauprévoir. Curé de la paroisse de 1968 à 1994, le Père Eugène Hérault marque alors le territoire de son empreinte. Passionné par l’horticulture et l’arboriculture, l'homme d'église  créé un verger dans le jardin du presbytère. Au fil des ans, son domaine végétal prend des proportions grandissantes. Il plante ainsi 230 arbres fruitiers et près de 200 rosiers, dont beaucoup sont des espèces rares ou en voie de disparition. Aujourd’hui, le verger appartient à la commune. Chacun peut ainsi venir s’y promener et profiter de ce petit jardin d'Eden créé par le Père Eugène.