Replay du jeudi 28 mars 2019

Olivier Macoux Rivaud, de Civray à l'Arc de Triomphe

Civray, dans le sud de la Vienne possède un lien avec l'Arc de Triomphe à Paris.

Le nom du civraisien Olivier Macoux Rivaud figure sur l'Arc-de-Triomphe à Paris
Le nom du civraisien Olivier Macoux Rivaud figure sur l'Arc-de-Triomphe à Paris © Maxppp - McPHOTOs/picture alliance / blickwinkel/M/Newscom

Civray est en effet bien plus proche de Poitiers, que de Paris, mais le nom d'un des natifs de la commune est gravé au côté Sud  de l'Arc de Triomphe. Il s'agit en l’occurrence d'Olivier Macoux Rivaud, un général et homme politique français de la Révolution et de l’Empire.

Baron d'Empire

Il voit le jour à Civray le 10 février 1766 Son père est conseiller du roi et maire de Civray. Après des études à l'université de Poitiers, en 1792, Olivier intègre la compagnie des chasseurs francs de Blanzac, en Charente. La France révolutionnaire est alors attaquée de toutes parts.  Olivier Macoux Rivaud participe ainsi à de nombreuses batailles. Il devient chef d'état-major du général Duquesnoy dès 1793. Il s'illustre notamment dans le Nord, à Wattignies et participe ensuite à la campagne d'Italie. Pris dans l'état-major de Bonaparte, il se fait une nouvelle fois remarquer. Promu général de brigade en 1798, il est mis à la tête des forces militaires dans les départements belges annexés Il participe ensuite aux campagnes napoléoniennes et contribue notamment aux victoires d'Austerlitz, et Wagram. Il devient baron de l'Empire en juin 1808.

Un des 660 noms sur l'Arc de Triomphe

Affecté commandant de la 12e division militaire à La Rochelle, il y reste en poste jusqu'à la fin de  l'Empire. Sous la Restauration il est élevé au grade de commandeur de Saint-Louis en 1814. La même année il devient comte de la Raffinière, du nom de son château situé sur la commune de Brux, dans la Vienne. En 1815, Olivier Macoux Rivaud est élu député du collège de département de la Charente-Inférieure, actuelle Charente maritime. De retour aux affaires militaires, il prend finalement sa retraite en 1831. Il meurt à 73 ans, en 1839. Sa mémoire perdure aujourd’hui sur l'Arc de Triomphe aux côtés des 660 noms de héros de la Révolution et de l'Empire que comporte au total le monument.

Pour en savoir plus sur ce personnage, vous pouvez aller visiter l'historiale qui lui est consacré au premier étage du musée de Brux, à deux pas du château de la Raffinière.