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Histoires du Poitou avec Patrick Sitaud

Du lundi au vendredi à 7h22, Rediffusion à 12h10

Village de France
Village de France © Getty

Pourquoi y a t-il un lien entre l'avenue de la libération à Poitiers et l'histoire du café ?

Diffusion du vendredi 27 avril 2018 Durée : 2min

Pendant quelques décennies une brûlerie de café très connue a prospéré au numéro 128 de cette avenue.

L'histoire de la brûlerie des cafés Montoux prend ainsi son départ au début du 20 ème siècle.

C'est  Maximin Montoux qui fonde l'entreprise en 1903. Il transfère au 128  avenue de la Libération (alors route Bordeaux ) le matériel  d'une ancienne usine achetée en 1882 par une certaine Mme Bourreau à qui  il a succédé. Sans doute trop à l’étroit dans les anciens locaux,  Maximin Montoux se donne donc les moyens d'un nouveau développement de  son affaire.

Torréfacteur de génie

A  cette époque, tous les épiciers brûlaient eux-mêmes leur café dans de  petites boules de tôle, Le procédé n'est pas au point et la saveur pas du  tout au rendez-vous. Maximin Montoux met à profit la création des  premiers torréfacteurs à air chaud pour révolutionner le petit monde du  café. Il parvient ainsi à obtenir des mélanges savamment dosés.  L'entrepreneur à l'ingénieuse idée de mettre en place des petites  tournées de livraison avec cheval et voiture. Maximin Montoux vient de  créer la vente en gros du café torréfié.

Les  Cafés Montoux connaissent un vrai succès et s'affichent un peu partout.  Les épiciers sont conquis et lui achètent son café tout torréfié.Un  exemple qui sera suivi par bien d'autres initiatives locales. Poitiers  devient rapidement le centre de torréfaction de cafés le plus important  du Centre-Ouest.

Jusque dans les années 70

La  brûlerie des cafés Montoux est située au premier étage du bâtiment,  avenue de la Libération. Le café y est torréfié à l'air chaud. Il est  ensuite refroidi dans des cylindres fermés et versé dans de grandes  trémies en tôle fermées par une trappe coulissante En contrebas, dans la  salle d'emballage, le café est empaqueté automatiquement. Puis le  personnel s'active pour la préparation des expéditions.

Après  une longue période de développement, l'activité cesse finalement en  1970. Le bâtiment est converti en magasin de commerce. Il existe toujours  aujourd’hui, et n'a pour ainsi dire pas changé.